.:.Chronique.:.

Pochette

Million Dead

A song to ruin

[Integrity::2003]

Les Anglais de Million Dead ne rigolent pas. En deux ans les Londoniens ont trouvé le moyen de sortir une démo, un cd de remixes et faces-b, et surtout l’objet de cette chronique : un album. Et quel album!

Décidément décidés à tout enfoncer sur leur passage le plus vite possible, le groupe débute son album par l’urgent « Pornography for cowards » : 2’01. Vlan, dans tes dents! Tout de suite on est dans le bain, hurlements, distorsion, roulements de caisse claire, et bigre on entend même la basse. L’album se poursuit, toujours, marqué par la rage du chanteur. Le batteur, Ben Dawson, ancien membre de Kneejerk, nous met plus ou moins sur le cul par une rigidité à toute épreuve. Mais surtout parce qu’en plus de proposer des rythmes et changements intéressants (cf « Charlie and the propaganda myth machine ») il se permet de truffer ses parties de roulements systématiques. A coté de ça l’unique guitariste réussi le tour de passe passe d’être à la fois violent et mélodique avec une seule piste de guitare, si ça n’est pas de l’emo core je ne sais pas quel nom y donner...

Pour un premier album c’est on ne peu plus concluant. Chaque membre fait la différence et apporte quelque chose de non négligeable à la musique. A la fin cela donne un groupe qui arrive a être a la fois hardcore et mélodique. Simple Emo-core dirons certains, Métal alternatif dirons d’autres, moi je dis qu’il y a plus que ça. Million Dead arrive, contrairement a d’autres groupes estampillés emo-core (Glassjaw, suivez mon regard), vraiment à toucher quelque chose et surtout a ne pas sonner crade. L’album se trouve être a la foi destiné aux kids survoltés dont le rêve est d’avoir un tatouage et aux plus calmes adeptes de rock planant électrifié avec des titres tels que « A song to ruin" ou «The rise and fall".

Leur maelström sonore est technique, évolué, travaillé, structuré, torturé, de bon goût. "Le" bon mélange entre violence et mélodie, on croirait la fusion parfaite entre Hundred Reasons et Refused. Evitant les défauts du premier et calmant la rage du second.

note : 8

par Rentboy, chronique publiée le 25-01-2004


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