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Pochette

Têtes Raides

Qu'est-ce qu'on s'fait chier !

[Tôt ou tard::2003]

|01 Civili|02 Les radis|03 Qu'est-ce qu'on s'fait chier|04 Patipata|05 Go away|06 Black is beautiful|07 La fin|08 Pitance|09 Vaille que vaille|10 Soupault|11 Les souris|12 Aïe|13 Les dents|14 En silence|15 Coda|

Alors là, je suis bien embêtée. Parce que, autant le dire tout de suite, j’adore les Têtes Raides. Dès que la radio s’est mise à nous passer le titre qui a donné son nom à ce nouvel opus du groupe de Christian Olivier, je me suis précipitée chez mon disquaire préféré pour l’acquérir. J’enlève fébrilement le film plastique de cet album, dont la couverture laisse deviner que la collaboration entre le groupe et les Chats Pelés, collectif de graphistes auquel Christian Olivier a appartenu, est toujours active. Je mets le disque dans mon lecteur, et je l’écoute d’une oreille distraite, tout en feuilletant le livret.

Ce livret est magnifique. Chaque chanson est illustrée par un dessin, une photo ou un montage-collage-bricolage. Mais côté musique, rien. Je ne veux pas dire que je n’ai pas aimé cette première écoute, mais je n’ai ressenti aucune chaleur particulière. Je n’ai pas retrouvé l’émotion qui m’avait submergé à l’écoute de « Gratte poil », leur précédent album, ou de « 10 ans de Têtes Raides », le best of qui avait permis de faire connaître au grand public ce groupe dont le premier album est pourtant sorti en 1989. Alors quoi ? Le groupe a-t-il voulu réaliser un album plus consensuel, pour toucher encore plus de monde ?

Ne voulant pas rester sur cette déception, je me passe et repasse cet album. Il faut être honnête : il n’est pas mauvais, loin de là. On y trouve quelques titres qui traversent comme des ovnis le paysage musical français (« Soupault », « Les souris »). L’engagement civique et politique du groupe se retrouve également dans des titres comme « Civili » et « Go away ». Sur ce dernier titre, on appréciera en plus la participation de Yann Tiersen au violon.

Tous les ingrédients du rock-musette festif, qui à eux seuls permettent de démentir le titre de l’album, sont encore présents, mais malheureusement sans éclat. « Bien, mais peut mieux faire ».

note : 6

par Claire, chronique publiée le 17-11-2003

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