.:.Chronique.:.

Pochette

Germano, Lisa

Lullaby for liquid pig

[iMusic / PIAS::2003]

|01 nobody's playing|02 paper doll|03 liquid pig|04 pearls|05 candy|06 dream glasses off|07 from a shell|08 it's party time|09 all the pretty lies|10 lallaby for liquid pig|11 into the night|12 ... sleep|

Comment parler de Lisa Germano sans sombrer dans la banalité ? On pourrait l’inclure dans la catégorie des chanteuses (ou des groupes à voix féminine) de pop intimiste, comme Kristin Hersh ou Cocteau Twins. On pourrait la définir aussi par ses collaborations musicales (Eels, Yann Tiersen – la voie de The Parade, c’est elle –, Calexico, Giant Sand, pour ne citer qu’eux). Mais elle est tellement plus que cela. Je crois qu'il est possible de la résumer en disant qu'elle incarne la grâce

Comment parler de Lullaby for liquid pig sans sombrer dans la mélancolie ? C’est un album d’une tristesse impressionnante. Lisa Germano nous y parle de déprime, d’amours déçus, d’alcool. S’agit-il d’une mise à nue de sa personne ? Ca je n’en sais rien S’agit-il du n-ième album de ce style ? A cette dernière question, ma réponse est non, car avant d’être chanteuse, Lisa est violoniste. Cela s’en ressent sur ces compositions d’une esthétique rare, sans fioritures, mises en valeur par une voix qui semble pourtant si fragile.

Tous les titres s’enchaînent avec fluidité, flottant entre deux eaux, tout comme elle sur la pochette. Même « paper doll », avec sa touche trip hop soft, s’insère à merveille dans cet album sensible et malheureusement trop court.

note : 8.5

par Claire, chronique publiée le 12-11-2003

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www.lisagermano.com

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Thomas F. : avis du rédacteur

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