.:.Chronique.:.

Pochette

Group Zero

Structures and Light

[Touch Sensitive Records::2017]

|01 The Glaze Over|02 The Fantasist|03 The Pummelling Repetition Inside|04 Pursuit|05 I Dream Unwired|06 Saturnine Adorations|07 Pyramid of Light|08 Love and the Present|09 Vernissage|10 Zero Symphony (Bonus Digital Track)|

Qu’on ne s’y trompe pas. Derrière Group Zero se cache Cathal Cully qui officie déjà dans Girls Names. Il est seul aux manettes et visiblement il n’est pas partageur. De toute façon il aurait encore fallu vouloir partager la chambre du sieur Cully puisque c’est là qu’a été enregistré ce Structures and Light. Muni de synthétiseurs et de drums machines, Cathal Cully s’est évertué à creuser le sillon de ce qui a été appelé une « subtile Euro sophistication » par le site Boomkat. En ce sens c’est bien la musique analogique qu’on a pu entendre dans les années 70 et jusqu’au milieu des années 80 qui est à l’honneur avec comme influence principale (et c’est lui qui le dit) Cluster, Suicide et Malaria !. Structures and Light fait donc naturellement écho à une époque qu’on ne finit plus d’exhumer et de piller allègrement. A la limite, vaut mieux encore ça que ce qu’on nous inflige quotidiennement sur les ondes. Pour autant, nous n’en pas à nous dire qu’on écoute ce disque par défaut. Si les réminiscences krautrock, « proto-techno » et « pre-club » sont bien là, préfigurant ce qu’allaient devenir la synth-pop et la cold wave, Structures and Light est, dans le fonds, un disque tout à fait appréciable. On se laisse même avoir par les visées hypnotiques de son auteur dont on ne sait vraiment s’il est dans l’hommage tardif ou dans un esprit purement récréatif. C’est surement un peu des deux et Cathal Cully ne s’en cache pas vraiment. Il a certainement conscience que ce qui est produit par l’entité Group Zero n’a rien de véritablement moderne et il fait tout pour cela ne le soit pas. Doit-on être, comme lui, irrémédiablement rattrapé par ses propres influences au point de se laisser dicter la marche à suivre par celles-ci ? Quand le résultat est à la hauteur on peut se montrer moins intransigeant qu’à l’accoutumé. Parce que oui, Structures and Light, dans le genre exercice de style, n’a pas à rougir de ce qu’il est. Bien conçu, riche, intelligent, ce disque apporte largement son lot de satisfaction. En somme, nous n’avons pas perdu notre temps comme c’est souvent le cas avec ceux qui prétendent faire du neuf avec du vieux. Cathal Cully, assume, il fait du vieux avec du vieux et c’est aussi bien comme ça.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 18-01-2018

A voir également :

https://touchsensitiverecords.bandcamp.com/

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