.:.Chronique.:.

Pochette

Rachel's

Systems/Layers

[Quaterstick Records::2003]

|01 Moscow is in the Telephone|02 Water From the Same Source|03 systems / layers|04 Expect Delays|05 Arterial|06 even / odd|07 Wouldn't Live Anywhere Else|08 Esperanza|09 Packet Switching|10 where_have_all_my_files_gone?|11 Reflective Surfaces|12 Unclear Channel|13 Last things Last|14 Anytime Soon|15 Air Conditioning / a closed feeling|16 Singing Bridge|17 And Keep Smiling|18 4 or 5 Trees|19 NY Snow Globe|

Voici un album qui démontre, s’il en était besoin, qu’il est impossible de classer toutes les musiques dans des cases prédéfinies. D’abord Rachel’s est un groupe né de la rencontre entre Christian Frederickson (jouant principalement du violon) et Jason Noble (jouant basse, guitare et autres), issus de Rodan, groupe Punk-rock-mélancolique. C’est lorsque les deux musiciens rencontrent Rachel Grimes (jouant du piano) que le groupe prend sa forme définitive et son nom. Enfin, « définitif » est sans doute un bien grand mot, puisque sur l’album interviennent plus de trente musiciens, la formation se rapprochant ainsi du collectif.

Aux premières mesures de l’album, cela sonne plutôt comme du post rock. Le mélange des instruments traditionnellement rocks comme la guitare ou la batterie et une forêt d’instruments classiques, comme sur le somptueux « Water from the same source », permettrait de poursuivre le parallèle tout au long de l’album, tout comme l’apposition de passages parlé sur la musique ; on ne trouvera sur les 19 titres qui composent l’album qu’un seul morceau chanté (« Last things last »). Mais très rapidement, on se rend compte que les choses ne sont pas si simples. Certains morceaux sonnent comme de la musique contemporaine, « even / odd » par exemple, bien que toujours abordable. D’autres titres sont franchement classiques, où les instruments à corde et à vent se mêlent dans des envolées d’une beauté mélancolique à couper le souffle, comme sur « Esperanza ». Le piano de Rachel Grimes vient tantôt apporter une éclaircie dans la musique, tantôt renforcer le spleen des titres. Quant à « Singing Bridge », il se rapproche plutôt de l’électro-rock expérimental. On découvrira également, en prêtant une oreille plus attentive, les bruits d’une radio qu’on règle, des chants d’oiseaux, une balançoire qui grince, des rires et d’autres bruits de la vie quotidienne. Enfin, certains titres comme « 4 or 5 Trees » arrivent à mêler tout cela en quelques minutes d’une rare densité émotionnelle.

Cet album est donc à écouter et à réécouter, afin d’essayer d’en découvrir toutes les subtilités, et pour s’imprégner par tous les pores de l’émotion pure qui s’en dégage.

note : 9

par Claire, chronique publiée le 10-11-2003

A voir également :

http://www.southern.net

.:.Un autre regard.:.

Systems / Layers est déjà le sixième album de Rachel’s, groupe venu de Louisville. Cet album marque un nouveau départ du groupe qui commence ici une collaboration avec une troupe de théâtre contemporain New Yorkaise. Les 7 membres du groupe travaillent également avec des photographes et des réalisateurs. Leur projet est de constituer une œuvre autour des problèmes urbains d’aujourd’hui.


Mais à part ça ? Musicalement Rachel’s est difficile à situer. Le piano et le violon tiennent une place très importante dans leur musique. Un mix aléatoire de pistes sonores, expérimentales, faites de bandes enregistrées dans les rues de New York, ou bien des titres instrumentaux mélancoliques et tristes au possible. Voilà le décor. Un orchestre de cordes se greffe aussi sur tous ces sons. On pense parfois à la Constellation Canadienne (GY !BE and co..). Le tout est un album étrange, difficile à explorer, parfois décevant car trop expérimental. On regrette, à l’écoute de certains titres : « Water from the same source », ou « Last things last » (un des rares titres chanté…) que le groupe n’ai pas accentué leurs efforts pour réaliser des chansons à part entière. Un album qui connaît donc « ses » moments, mais qui ne convainc pas, par sa longueur et sa diversité frappante.

note : 6.5

par dorian, chronique publiée le 10-11-2003

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