.:.Chronique.:.

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UnicaZürn

Transpandorem

[Touch::2017]

|01 Breathe the Snake|02 Pale Salt Seam|

Né sur les cendres de The Amal Gamal Ensemble, UnicaZürn est l'association entre David Knight (guitares et synthétiseurs) et Stephen Thrower (lectures et claviers). Pour autant, les deux hommes ont un passé musical qui va au-delà de The Amal Gamal Ensemble. Ils ont tout deux commencé dans les années 80. David Knight, après quelques projets vite avortés (Five Or Six, The Fast Set) s'est fait connaître au sein de Shock Headed Peters dans lequel officiait Karl Blake (Alternative TV, Current 93, Sol Invictus, Lemon Kittens...). On le connait aussi à travers son projet solo Arkkon. Stephen Thrower, lui, est surtout connu pour être la moitié de Cyclobe et aussi pour avoir participé à l'aventure Coil entre 1986 et 1992. Autant dire qu'ils gravitaient dans les mêmes sphères et leur rencontre n'est certainement pas le fruit du hasard. Quoi qu'il en soit Transpandorem est leur quatrième réalisation et la première pour le très réputé label Touch. Evocant tour à tour les expériences de Coil, Tangerine Dream et de Manuel Göttshing, UnicaZürn délivrent deux pièces à connotation spatiales, rêveuses et pour le moins brumeuses. En un sens ce disque est bien dans la continuité de ce qu'ils ont toujours fait depuis des années. De longues nappes électroniques fantomatiques et inquiétantes naviguent entre deux eaux pour susciter une sorte d'ailleurs où le réel est passablement distendu. Techniquement, Transpandorem est fort bien exécuté et rentre bien dans la ligne d'un label comme Touch. Pour autant, la surprise n'est pas spécialement de mise sur ce disque. On avance en terrain connu et découvert, rien ne semblant sortir des clous. Entre ambiant, dark ambiant et atonalité, UnicaZürn est juste dans son rôle, de manière appliquée et sans chercher à vraiment se surpasser. La beauté froide de l'album se suffit quasiment à elle même mais on reste aussi sur notre faim à la fin de ces deux longs morceaux. Le caractère contemplatif de Transpandorem n'offre que des limites, obligeant Knight et Thrower à rester dans ce qu'ils ont l'habitude de faire. S'il serait ridicule de parler d'échec ici, Transpandorem ne fait que s'inscrire dans une performance de genre. On attendait peut-être un peu trop d'UnicaZürn pour le coup.

note : 6

par Fabien, chronique publiée le 10-11-2017

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http://www.unicazurn.com

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