.:.Chronique.:.

Pochette

Grindi Manberg

See the Ferries Fade Away

[Autoproduction::2017]

|01 Lime Green Childhood|02 September Sunset Murmur|03 Gestures in a Chasm|04 Giant Moa|05 Manchester in Vain|06 Gena|07 Ancestor in the Asphalt|08 Eternal Beasts|09 Ruby Stevens|10 Sulphur Mine|

Ce premier album aura finalement mis le temps avant de sortir. Enfin, c'est ce qu'on dit quand on n'a plus la patience comme vertu. Fantasized Lumberton c'était il y a quasiment trois ans et on s'attend à ce que Romain Thominot ait quelques peu évolué. Evidemment c'est le cas. Après avoir vadrouillé sur différentes scènes, Grindi Mandberg a posé ses valises en la perfide Albion afin de donner du corps à ses nouvelles compositions. Si on reconnaît bien la signature du bonhomme on se rend compte qu'une nouvelle influence est venue se greffer et pas des moindres. See the Ferries Fade Away est en effet hanté par le fantôme de Doves, groupe britannique, qui n'a pas eu la reconnaissance qu'il aurait du mais qui a sorti une poignée de disques incontournables et increvables. On peut se tromper, être complètement à côté de la plaque en croyant que Doves s'est réincarné dans le corps de Grindi Manberg mais c'est bien cette impression que l'on a quand on écoute See the Ferries Fade Away. A n'en pas douter Romain Thominot est comme portée par la grâce. Aérien, inspiré comme si une sorte de félicité s'était emparée de lui, Romain Thominot semble désormais sur une autre planète. Certes, Grindi Manberg n'est pas encore Dieu sur terre et ils ne marchent pas encore sur l'eau mais il y a chez eux ce mélange de Doves et de dreampop qui fait merveille comme si tout allait de soi et qu'on ne saurait contredire. Avec eux, on décolle du sol avec une belle assurance avec dans le coin de la tête quelques beaux rêves qui nous aident à faire la paix avec nous mêmes. Chacun pourra y voir ce qu'il veut là dedans, bien évidemment. Cependant, le côté céleste et léger de ce disque nous fait penser que Grindi Manberg a bel et bien trouvé sa voix et que la métamorphose par rapport au ep précédent a parfaitement fonctionné. Le papillon sort donc de sa chrysalide et ses ailes nous offrent des couleurs chatoyantes qui ne cessent de nous impressionner. On espère simplement que l'effet de ce disque ne sera pas aussi bref que la vie de ces fragiles éphémères. Une espérance qui pourrait devenir certitude tant les écoutes se succèdent tout en constatant que le charme agit toujours aussi efficacement.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 04-09-2017

A voir également :

https://grindimanberg.bandcamp.com/

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