.:.Chronique.:.

Pochette

Cindytalk

The Labyrinth of the Straight Line

[eMego::2016]

|01 Sea of Lost Hopes|02 Shifting Mirrors|03 In Search of New Realities|04 I Myself am an Absolute Abyss|05 Lost Unfound|06 A Wolf at the Door|07 The Labyrinth of the Straight Line|08 Sleight of Mind|09 Who Will Choose My Dress|10 Filthy Sun in Diminished Light|

Certains disques mettent plus de temps que d'autres à sortir. Celui-ci a été entamé après que A Life Is Everywhere soit publié en 2013 sur eMego et aura mis deux ans de gestation avant que le mix final soit mis en chantier. Entre temps Cindytalk a pu sortir un autre disque sur le label Handmade Birds avant que The Labyrinth of the Straight Line ne puisse voir réellement le jour. Comme a son habitude la formation œuvre dans une musique qui oscille entre l'ambient, le contemplatif, le noise, l'indus et l'expérimental anxiogène. Il n'est pas toujours aisé, surtout dans le cas présent, de trouver une ligne directrice à tout cela mais l'important n'est sans doute pas dans ce genre de considération. Pour faire simple et imagé, le label eMego n'hésite pas à parler de Jean Cocteau ou de Jose Luis Borges pour évoquer la poésie quasi surréaliste de la musique de Cindytalk. Et il est vrai que nous ne sommes pas loin de ce type d'évocation. Ceci étant, Cindytalk se veut par moment un peu plus brutal et sait retirer ses gants de satin pour plonger ses mains dans une matière plus obscure et dangereuse. Dès lors, quand Cindytalk peut se rendre plus rêveur, la formation transforme sa musique en une forme qui peut être tout aussi filandreuse que mécanique, schizophrène ou tout simplement dans des formes industrielles annihilantes. Ainsi, Cindytalk n'est jamais à considérer comme le groupe d'une seule et même idée. Protéiforme, les britanniques ont toujours su nous prendre à rebrousse poils. C'est ce qui a su les rendre aussi passionnants. Donc, oui, ce disque est bien un labyrinthe dont il est bien difficile de sortir et dont on ne peut décemment pas tout appréhender toutes les facettes dès la première écoute. Il faut également se garder d'une écoute distraite car The Labyrinth of the Straight Line ne pourrait que devenir un magma sonore indigeste et incompréhensible. Toute son attention se doit d'être porté vers ce disque. Non pas parce qu'il est plus difficile que les autres mais simplement qu'il ne tolère pas vraiment les écoutes approximatives. C'est bien une écoute totale qui est nécessaire ici car une disque comme The Labyrinth of the Straight Line n'est que l'émanation d'une musique qui l'est tout autant et qui offre des facettes multiples et complexes. Il faut le dire, nous avons peut-être affaire à l'un des meilleurs disque que le groupe ait eu à produire jusqu'ici. Cela valait bien le coup de mettre autant de temps pour le réaliser.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 12-05-2017

A voir également :

http://www.cindytalk.com/

?>