.:.Chronique.:.

Pochette

Irmler, Hans Joachim

Life Like

[Staubgold::2003]

|01 Elektroblitz|02 Atlantik|03 Trepido|04 The Actor's Gone|05 Kleine Welt|06 Trevo|07 Eis|08 Werft!|

Faust. On les avait cru perdus. Perdus dans les profondeurs de l’oubli. Un groupe dont on parlerait comme d’un lointain souvenir dans les encyclopédies du rock. En fait Faust est réapparu il y a quelques années déjà et ils font plus que jamais l’actualité ces derniers temps, au point que le magazine The Wire leur consacre une couverture et un long article cette année. Les plus jeunes d’entre vous ne connaissent sans doute pas Faust. Et pourtant ce groupe est essentiel à plus d’un titre. Apparu au début des années 70 ce groupe fut l’une des figures de proue de ce que l’on a appelé le Kraut-Rock, avec d’autres formations comme Can, Neu !, Amon Düül II, Ash Ra Tempel (dans une certaine mesure). Faust est resté sans doute un peu à part dans cette mouvance, poussant l’expérimentation musicale assez loin et pouvant parfois même préfigurer ce que allait devenir quelques années plus tard la musique industrielle.

Vous l’aurez deviné, Hans Joachim Irmler, est un des membres de Faust et qui plus est sa tête pensante. Pour qui connaît bien l’univers de Faust, la sortie de cet effort solitaire doit être saluée comme il se doit, même si on ne ressort pas forcément surpris par « Life Like ». Pourtant ce disque est loin d’être banal. Essentiellement axé sur des travaux électroniques, H.J.Irmler s’engouffre dans des thèmes aussi variés que la musique industrielle, l’ambient, les systèmes de boucles… Parfois agressif, cet album sait aussi être plus soft, plus spatial, entraînant chacun d’entre nous dans un univers plus cotonneux, plus fragile et tout aussi touchant. Les morceaux « Kleine Welt » et « Trevo » peuvent très bien résumer à eux seuls les ambiances lunaires qui jalonnent cet album.

Je ne sais pas si je suis vraiment objectif sur ce disque étant donné que je suis un fan de longue date de Faust. Ce qui est sur c’est que cet album m’a touché plus profondément que je ne l’aurai cru. Et c’est bien là l’essentiel. H.J.Irmler nous gratifie d’un disque assez fascinant qui doit se prendre comme un extension à l’univers de Faust. Un régal en tout cas.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 08-11-2003

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