.:.Chronique.:.

Pochette

Rougge

Cordes

[Volvox Music::2017]

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A la base, Rougge n'est accompagné que par son piano. C'est souvent une formule qui gagne. Pour autant, sur son précédent disque, Monochrome, le nancéen proposait un morceau bonus qui s'annonçait comme le prélude à ce qu'allait devenir Cordes. Ce ep se montre dès lors plus orchestré avec violons, alto, contrebasse et violoncelle donnant un peu plus de corps à ses compositions. Dès lors la musique de Rougge qui se situe entre Michael Nyman et Wim Mertens, prends une toute autre dimension. L'épure de ses précédents efforts disparaît mais pas la magie poétiques et parfois solennelle de ses morceaux. A l'instar de Wim Mertens, Rougge a un chant aigu et semble opter pour un langage imaginaire ou fantasmé. Il y a plus à parier que l'influence viennent de là plutôt que de Sigur Ros comme on a pu le lire ailleurs. Mais seul Rougge peut vraiment répondre à cette question. Pour autant, Cordes sonne comme un tout autre départ pour l'artiste. On imagine mal qu'il ne creuse pas plus avant dans ce genre de sillon tant sa musique y puise une force nouvelle. On ne sait si il sera aussi prolifique que le célèbre flamand (il préfère qu'on le dise flamand plutôt que belge) mais on sent que Rougge possède déjà les épaules pour se montrer aussi intéressant créativement. Le piège serait de ne pas cloner Mertens. Pour le moment ce n'est pas vraiment le cas. Certes, les voix semble dans le même ton mais Rougge est sans doute moins répétitif dans sa construction mélodique cherchant plus un développement et une évolution dans la trame mélodique. Il n'est donc pas de ceux qui use de boucles. En cela il s'éloigne de Nyman et de Mertens. Et c'est tout à son honneur, Rougge construisant ainsi sa propre identité. Une très belle identité soit dit en passant.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 03-04-2017

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http://www.rougge.com/

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