.:.Chronique.:.

Pochette

Don Niño

The Keyboard Songs

[Prohibited Records::2016]

|01 That Kind of Light|02 My Invisible Tattoos|03 Like A Cat|04 Airplaine Song|05 Wings|06 Death of Jean Seberg|07 Final Sight|08 It's Not A Crime|09 I'll Never Let You Go Too Far|

Nicolas Laureau est sans un personnage discret (dans le sens que ce n'est pas le genre à créer le tapage) mais il demeure l'une des figures les plus présentes du paysage musical hexagonal. Entre Prohibition et NLF 3 il a déjà fort à faire. Mais il arrive encore à dégager du temps pour son projet personnel Don Niño. Il serait malhonnête de s'en plaindre tant le bonhomme a su produire des disques de haute volée ces dernières années. Et The Keyboard Songs (qui a fait suite à une tournée avortée en 2012) est de ces albums qui ne peut que nous conforter dans cette idée que Nicolas Laureau/Don Niño est un quelqu'un d'indispensable. Auteur d'une pop soyeuse et riche, elle se rapproche d'un Tortoise tout en essayant d'explorer un spectre plus large. Mais ce qui étonne le plus dans ce disque de Don Niño c'est qu'on voit toute l'évolution du bonhomme qui n'a eu de cesse de changer de casquette à chacune de ses sorties. The Keyboard Songs est un album qui prends les grandes artères. Pour autant, celles-ci ne sauraient être rectilignes. Elles savent être courbes, bifurquer, prendre d'autres bretelles, s'engouffrant dans des espaces qui restent inédits pour Don Niño mais pas forcément pour Nicolas Laureau. En effet, au sein de NLF 3 celui-ci a déjà expérimenter la chose et le cycle se perpétue ici avec The Keyboard Songs. Le côté aérien de l'ensemble ne saurait déterminer une naïveté dans la musique de Don Niño. Bien au contraire, tout y est pensé, pesé mais s'autorise un droit au vagabondage qui fait plaisir à entendre. La pochette sobre et austère ne doit pas nous tromper. La musique de Don Niño n'est rien de tout cela et ne va pas dans l'obscure. Elle ouvre des portes, donne de l'oxygène et s'élève vers des hauteurs qu'on a peine à atteindre habituellement. Cet album nous offre une nouvelle facette à ce que l'on connaissait déjà de notre homme. Protéiforme, il ne cesse d'évoluer pour le bien de nos tympans. On ne saurait que lui en être gré.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 07-11-2016

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