.:.Chronique.:.

Pochette

Hotelier, The

Goodness

[Tiny Engines::2016]

|01 N 43° 59' 38.927" W 71° 23' 45.27"|02 Goodness Part 2|03 Piano Player|04 N 43° 33' 55.676" W 72° 45' 11.914"|05 Two Deliverances|06 Settle the Scar|07 Opening Mail for My Grandmother|08 N 42° 6' 3.001" W 71 ° 55' 3.295"|09 Soft Animal|10 Sun|11 You In This Light|12 Fear of Good|13 End of Reel|

Il y a des pochettes qu'on n'oublie pas et ce pas pour les bonnes raisons. On en fait même des recueils, des listes sur les sites de discophages ou ce que vous voulez. On y célèbre l'absurde et le mauvais goût. Ca peut se défendre. La pochette de Goodness rentre un peu dans ce cadre. Vous prenez une brochette de personnes dans la force de l'âge, vous les mettez à poil et les placez dans un espace vert assez boisé. Au-delà de l'agression visuelle (à moins que l'on n'ait rien contre les corps un peu flasques) on en est toujours à se demander si le contenu du disque est au niveau de sa présentation. On enfonce des portes ouvertes mais, évidemment, la pochette ne fait pas le disque. Fort heureusement parce que Goodness n'est pas à prendre à la légère. The Hotelier enfonce même d'ailleurs le clou par rapport à leur deux précédents albums (Home, Like Noplace Is There et It Never Goes Out). Que ce serait l'album de la consécration pour eux il n'y a qu'un pas. Déjà repéré dans d'autres contrées, il y a de fortes chances que l'on traine encore des pieds par chez nous. Mais on a le droit d'espérer tant Goodness apporte son lot de bonnes surprises. Enfin, des surprises à condition de ne jamais avoir écouté le groupe avant. Emporté par son énergie et une vivacité lumineuse, The Hotelier enfile les bons morceaux comme les perles et semble porté par la grâce. Pour autant, il n'y a rien de vraiment compliqué chez eux. C'est simple, efficace, frais et sans prise de tête. Il est parfois bon d'aller à l'essentiel, de dégager un pop-rock comme on aime à se l'imaginer et pas comme celui qu'on nous impose parfois entre deux pubs pour rillettes ou des assurances. Il faut leur rendre un peu justice quand même. Ils sont certes les héritiers d'une pop héroïque et jouissive dont on a pu se gaver pendant longtemps mais il n'y a pas chez eux d'écart de conduite qui pourrait laisser croire à des influences mal digérées. Goodness se prend de plein fouet avec tout le bonheur qu'il dégage. Et cela n'a pas vraiment de prix.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 08-09-2016

A voir également :

http://thehotelier.tumblr.com/

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