.:.Chronique.:.

Pochette

Bouaziz

Haïkus

[Ici d'Ailleurs::2016]

|01 Que du bruit|02 La trace|03 Cessez d'écrire|04 L'être humain|05 Ta main|06 Miracle|07 L'ombre|08 Encore envie|09 Avec la peur|10 Toutes ces guerres|11 Loin|12 S'il ne fallait que ça|13 Les choses|

Honnêtement on ne pensait pas avoir des nouvelles de Philippe Bouaziz aussi tôt. Encore sous le choc de I/III de son projet Bruit Noir, voilà qu'il nous revient avec de nouvelles intentions qui prennent le contre-pieds de ses précédentes réalisations. A l'évidence, il ne souhaite pas que ses différents projets se ressemblent. C'est tout à fait légitime en même temps mais cela montre aussi que Philippe Bouaziz sait se réinventer quand celui-ci change de costume. Ici, il raconte, se raconte, se place plus dans un sentiment de l'épure et de la confidence. Haïkus est un album où Philippe Bouaziz continue de se questionner sur les choses de la vie tout en sortant des sentiers sombres et pessimistes qui hantaient ses jours et ses nuits sur ses disques antérieurs. Bien entendu nous n'en sommes pas encore à se taper les mains sur les cuisses et rire de bon cœur mais il est évident que l'on est en recherche en l'apaisement et de la renaissance. Comme le laisse entendre le court morceau L'être humain, le chanteur ténébreux de Mendelson est en train de relever la tête et retrouve une certaine foi en l'humanité ou, pour le moins, dans ses rapports avec les autres (surtout la gente féminine). Par contre, ce qui étonne moins mais qui ravi à coup sur, c'est cette qualité d'écriture qui le rapproche des meilleurs représentants de l'americana. De ce côté là, Philippe Bouaziz brille de mille feux et semble tout à fait à l'aise. Il n'en demeure pas moins que notre homme n'en est plus à creuser les recoins les plus sombres de son âme. Il est en quête de lumière, de sérénité, d'apaisement, se réconciliant non seulement avec lui même mais aussi ceux qui l'entourent. Le reste du monde peut attendre encore un peu mais il peut d'ores et déjà recevoir ces petits instants de vie qui sont comme des effleurements de peau et qui diffusent un bien être incalculable. Philippe Bouaziz se rend ici indispensable non seulement par la qualité de sa musique mais aussi par celui de ses textes qui dégagent autant de force que de fragilité. Pour faire ressentir autant de sensations il ne fallait pas être le dernier des tâcherons. Philippe Bouaziz nous a montré depuis longtemps qu'il était quelqu'un à part et il est heureux que celui-ci continue à l'être.

note : 8.5

par Fabien, chronique publiée le 20-07-2016

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