.:.Chronique.:.

Pochette

Ohal

Acid Park

[Styles Upon Styles::2016]

|01 All Mine|02 Hornet's Cave|03 Set Go|04 Acid Park|05 Shun Over|06 Wintertime|07 Closer|08 Tame|

Ohal serait-elle quelqu'un d'originale ? C'est possible. En tout cas, ce qui est certain c'est qu'elle souhaite donner l'image de quelqu'un de pas banale. Acid Park peut, en effet, donner cette impression. Ohal a bien une idée particulière de ce à quoi doit ressembler sa musique et elle suit une logique qui, en soi, n'appartient qu'à elle. Cette musique, décrite comme autant simple que méticuleuse essaye de se ranger du côté évocateur de l'éther et des espaces aussi majestueux que précieux. De fait, Acid Park est comme une sorte de rêverie organisée mais sans que l'on vienne à penser que ce soit de l'onirisme à la petite semaine. Non, les efforts d'écriture, d'arrangements, d'interprétation sont certains et l'univers créé, qui peut faire penser à une extension de celui d'Animal Collective en plus féminisé et posé, est pour le moins original. En tout cas, la jeune femme se donne visiblement du mal pour mettre sur pieds des morceaux alambiqués, tortueux, à la limite de l'expérimentation et de la bidouille électronique. Pour tout dire il se dégage de ce disque une certaine beauté poétique et esthétique qui fait assez plaisir à entendre. On avait un peu peur de la branlette intellectuelle qui aurait vite finie par agacer. Bien au contraire, si elle renvoie une image un peu arty, Ohal se veut le plus accessible possible et elle y parvient assez bien. C'est sa recherche du beau et dans une certaine mesure avec une exigence accrue qui peut laisser penser que sa musique ne peut s'adresser qu'à une élite ou un type particulier d'auditeurs. Electronique jusqu'au bout des doigts, voix diaphane et mélodies sinueuses et vaporeuses sont les ingrédients de ce disque inaugural (si on ne prend pas en compte Cancelled Faces sorti en édition limitée en format cassette). Si les débuts avec Ohal sont un peu difficile, on finit par l'apprivoiser et tomber peu à peu sous son charme. Ce qui est certain c'est que Acid Park est plein de promesses et que Ohal a toutes les chances de faire parler d'elle si tant est qu'on se donne la peine d'être un peu curieux.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 19-07-2016

A voir également :

http://ohal.bandcamp.com/

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