.:.Chronique.:.

Pochette

Low Anthem, The

Eyeland

[Washington Square::2016]

|01 In Eyeland|02 Her Little Cosmos|03 The Pepsi Moon|04 Ozzie|05 Waved the Neon Seaweed|06 Behind the Airport Mirror|07 In the Air Hockey Fire|08 Wzgddrmtnwrdz|09 Am I the Dream or Am I the Dreamer ?|10 Dream Killer|11 The Circular Ruins in Euphio|

On espérait qu'avec le temps The Low Anthem puisse réussir à passer le cran au-dessus. Alors que Oh My God, Charlie Darwin avait reçu pas mal d'éloges, on avait estimé de notre côté que ce disque était largement surestimé mais qu'il y avait matière à espérer quelque chose de mieux. Entre Oh My God, Charile Darwin et Eyeland, il s'est passé pas mal de temps. Sept longues années, pour être exact. Une période où le groupe a pu sortir un honnête Smart Flesh (2011) tout en connaissant le départ de Jocie Adams, préférant se consacrer à son projet Arc Iris. Un départ on ne peut plus gênant puisque celui-ci s'est effectué pendant les préparations de Eyeland. Possible que cela ait été un frein pour le groupe mais il n'en demeure pas moins que à la livraison de The Low Anthem a bien changé. De fait, le groupe n'est plus le même que celui de la décennie précédente et Eyeland fait feux de tout bois en montrant une formation ambitieuse, prompte à la prise de risques, jusqu'à tendre à l'expérimental. C'en est même très étonnant. Après, est-ce qu'on est capable de les suivre, c'est une autre histoire. En effet, Eyeland n'est pas le genre de disque que l'on peut digérer dès la première dégustation. Il faut même s'y reprendre à plusieurs fois pour être à son aise. Il faut dire que The Low Anthem joue avec nos nerfs, alternant les morceaux lunaires, les ritournelles juvéniles et les longues explorations expérimentales dont on se demande vraiment qu'elles peuvent être leur place ici. De ce point de vue, Eyeland est bien une curiosité qui va probablement diviser ceux qui se risqueront à son écoute. Une fois de plus on reste un peu le cul entre deux chaises avec un album dont on se demande si il possède une réelle cohérence tant il est disparate. On s'en voudrait de casser du sucre sur leur dos parce qu'il y a vraiment de bonnes idées dans Eyeland mais elles sont tellement dispersées qu'on finit par se sentir un peu perdu. C'est un peu dommage car on sent qu'il y a eu un gros boulot de recherche pour ce disque mais peut-être que The Low Anthem a eu les yeux plus gros que le ventre. Dubitatif, on l'est. Il faudra sans doute un peu de recul pour apprécier ce disque d'une autre manière un peu comme tous ceux qui furent incompris en leur temps.

note : 6.5

par Fabien, chronique publiée le 24-06-2016

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http://www.lowanthem.com/

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