.:.Chronique.:.

Pochette

Pigs

Wronger

[Solar Flare Records::2015]

|01 A Great Blight|02 The Life in Pink|03 Bet It All on Black|04 Amateur Hour in Dick City|05 Mope|06 Wrap It Up|07 Mouth Dump|08 Make Sure to Forget|09 Bug Boy|10 Wronger|11 Donnybrook|

Déjà auteur d'un premier album tout à fait honnête, You Ruin Everything (Solar Flare – 2012), les américains de Pigs ne relâchent pas la pression avec ce Wronger qui envoie du pâté comme on dit par ici (ou même ailleurs). Et Pigs, d'ailleurs, faudrait pas les prendre non plus à la légère. C'est quand même l'un des projets de Dave Curran de Unsane, Andrew Schneider (producteur averti dans les musiques amplifiées notamment chez Cave-In et Converge) et de Jim Paradise (ancien Players Club avec le même Curran...). Des baroudeurs, donc, à qui on ne la fait pas et Wronger n'est manifestement pas fait pour les oreilles chastes. Le lancinant et anxiogène A Great Blight, qui ouvre le disque, fait tout de suite comprendre à tous que ce disque ne va pas être une promenade de santé. Et cela se vérifie tout au long de l'album où Pigs délivre un noise rock, teinté de sludge, qui vous prends à la gorge et qui finit par vous traîner de force sur un terrain gravillonné qui vous esquinte la peau et les os. Pigs ne fait donc pas dans la dentelle et c'est fort heureux. On aurait alors mal compris que Dave Curran s'embarque dans une musique faites pour les fans de licornes et d'aficionados de guimauves en tout genre. Wronger est plus clairement fait pour remuer les tripes et ce avec beaucoup plus d'intelligence qu'il n'y paraît. Ce disque n'est pas qu'un mur du son, il est aussi l'incarnation d'une approche tranchée, intransigeante du noise-rock. Sans doute que Pigs manque parfois de nuances mais c'est terriblement efficace et c'est le genre de disque qui ne fait pas de prisonnier. Lourd, épais, mais pas sans recherche mélodique, ni sans décalage (Mouth Dump), Wronger est direct, sans concessions et saignant à souhait. Il est clair que Dave Curran et ses camarades se font plaisirs et qu'ils touchent là où ça fait mal. Dans le bon sens du terme bien entendu. A consommer sans modération, donc.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 29-01-2016

A voir également :

https://www.facebook.com/pigsnyc/

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