.:.Chronique.:.

Pochette

Single Frame

Wetheads come running

[Alreadygone::2003]

D’entrée on a un titre digne d’At The Drive In période In Casion Out (sûrement le meilleur album du groupe). Des guitares stridentes et tendues qui crient avec une voix qui n’envie rien à personne. L’influence est là, personne ne va s’en plaindre. Single Frame, après cet énorme single, prend un peu plus de recul par rapport aux énormes ATDI. Les autres titres ressemblent de moins en moins aux chevelus regrettés, même si quelques sonorités en commun rappellent de bons souvenirs.

Du rock complètement dépouillé, des structures imaginées o,n ne sait comment, une batterie qui claque des riffs géniaux et des mélodies vraiment superbes. Coup de cœur pour ce groupe inconnu dans l’hexagone, qui mélange mélodies et agressivité (dans le bon sens du terme) sans aucun problème. Le coté « art rock » dégénéré est exquis…Les synthés aux sons kitsch envoient des mélodies intemporelles.

La diversité de cet album est hors normes. Single Frame flirte avec un rock noisy déstructuré pour enchaîner sur une balade pop joyeuse…pour retomber sur des titres indéfinissables. 20 titres donc. Assez courts, pour que l’on ai jamais le temps de s’ennuyer sur des refrains qui n’en finissent pas. Les Texans (Austin) de Single Frame (dont on ne sait pas grand chose) ont donc sorti un monumental premier album : « Wetheads come running », qui puise ses influences de tous les cotés, pour recracher un sublime concentré (20 titres et 37 minutes) de rock.

note : 9

par dorian, chronique publiée le 05-11-2003

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