.:.Chronique.:.

Pochette

Vin Blanc / White Wine

In Every Way but One

[Party Damage::2013]

|01 Make Do|02 Ease Up !!|03 Okay, We Get It|04 Temple of Lines|05 I'm Here|06 Don't Get Romantic|07 Losing Sweet Permission|08 Glassy Eyes|09 Enable|

On en connaît pas mal qui se contenterai d'appartenir à un groupe comme 31 Knots et de vivre sur ce genre d'acquis. Ils sont même nombreux. Pour autant ce n'est pas le cas de Joe Haege qui, outre d'être la tête pensante du groupe sus-cité, a été aussi celle de Tu Fawning (dans lequel on retrouve Corrina Repp) et est le seul et unique représentant (en tout cas sur ce disque) de Vin Blanc / White Wine. Homme à tout faire, Haege délivre un second opus de belle facture et montre qu'il n'est pas homme à rester les deux pieds dans le même sabot. On est certes un peu loin de la folie de 31 Knots mais Haege garde à l'esprit ce qu'il est, sa capacité de création, de se trouver là où on ne l'attends pas forcément et de laisser poindre des morceaux aussi tranchants qu'émouvants. Parce que oui, il y a toujours eu de l'émotion chez lui, une espèce de corde sensible qu'il utilise sans fatalement en faire des caisses mais en se démarquant suffisamment des autres pour qu'on considère le bonhomme comme définitivement à part. In Every Way but One, album qui retranscrit « les millions de choses » que sont auteur avait à l'esprit, est fait de bric et de broc, d'énergie pure, de sentiments bigarrés, de retournements de situations, une fourmilière sonore qui ne dit pas son nom et qui a été faite au fil de l'eau, comme un passe temps, une manière pour Haege de se vider la tête. Il n'y a pas spécialement d'arrière pensée dans In Every Way but One et Haege le dit lui même. Cela ne le rendra ni célèbre ni riche. Pour autant, un disque fait par un personnage comme celui-ci, quelle que soit l'identité qu'il prend, n'est jamais anodin et celui-ci montre parfaitement son caractère atypique. En ce sens, l'américain est le parfait représentant d'un rock bancal, démonstratif, plein d'emphase et certainement hors du climat ambiant. Peut-être que ce disque ne passera pas les affres du temps, qu'il tombera dans l'oubli (parce que les gens ont la mémoire courte et qu'ils préfèrent se réfugier dans ce qu'on leur dit à coup de masse d'écouter) mais, sur le coup, on tombe sous le charme d'un type qui sait se réinventer et aux ressources multiples.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 10-11-2015

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