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I Me Mine

I Me Mine

[Microcultures::2015]

Au cas où quelqu'un en douterait encore, I Me Mine annoncent eux-même la couleur. Après deux singles qui les ont fait connaître à la face du monde, I Me Mine sort enfin son premier album sous des couleurs revendiquées 60's. Ce n'est pas l'originalité qui les étouffe. Les groupes qui ne finissent plus de recracher la décennie dites dorée ont loin d'avoir disparue comme si se référer au passé aussi clairement était une obligation ou la voie sacrée vers la reconnaissance. Il n'y pas de mal à vouloir se faire une place au soleil. Mais, dans le fonds, se réfugier dans une musique déjà éprouvée, c'est déjà faire la moitié du taf. On se débarrasse déjà de pas mal d'inconvénients tout en se créant quelques autres. On peut alors se demander quelle peut être la marge de manœuvre d'un groupe comme I Me Mine qui crie sur tous les toits que leurs racines se trouvent dans les 60's et qu'ils ne comptent pas vraiment en sortir. Au moins cela permet tout de suite de les identifier et de ne pas trop se tromper sur la marchandise. Pour autant, le cas de I Me Mine n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît. Si on peut s'amuser à lister les références nombreuses à des groupes 60's, en allant des Beatles (en même temps I Me Mine est aussi le titre d'un morceau de l'album Let It Be... Il n'y a pas de hasard), Kinks, The Who et divers Pink Floyd (enfin sur ce que l'on croit entendre) ou Supertramp (oui je sais c'est un groupe 70's), les français ont un champ de possibilités plus larges et ne sont pas qu'un calque vulgaire du plus mauvais groupe de garçons coiffeurs qui ont sévit dans à une période où tout était encore à inventer ou presque. Ce premier album, si il est possible des faire des parallèles évidents, possède aussi des fulgurances qui n'expliquent pas entièrement le fait que ce groupe se réclame uniquement d'une période qui n'en finit plus d'enterrer ses représentants. I Me Mine mérite souvent quelques claques pour des postures mélodiques et des mises en formes qu'ils ont clairement pompé ailleurs mais ils agrémentent le tout de fulgurances qui les ramène subitement dans ce siècle. Cela aurait pu être tellement simple mais non, I Me Mine parvient à brouiller les pistes. Pas trop quand même pour éviter de perdre l'auditeur totalement. Il n'en demeure pas moins que ce premier album se révèle plus efficace qu'on ne l'aurait cru. A ne pas négliger donc...

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 21-10-2015

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