.:.Chronique.:.

Pochette

Dilly Dally

Sore

[Partisan::2015]

|01 Desire|02 Ballin Chain|03 Snake Head|04 The Touch|05 Next Gold|06 Purple Rage|07 Get to You|08 Witch Man|09 Green|10 Ice Cream|11 Burned by the Cold|

Il fallait bien que cela arrive à un moment ou un autre. Chaque décennie, chaque genre est un jour ou l'autre pillée par les générations suivantes. A croire que Simon Reynolds avait raison. Enfin, il a raison en partie dans le sens où il y aura toujours des formations comme Dilly Dally qui auront le regard tourné vers le passé pour nourrir leur présent et, à fortiori, leur futur. On peut trouver cela désolant mais c'est un fait qui s'est largement installé et ce quelque soit la période abordée. Heureusement tous ne sont pas comme cela mais doit-on forcément caillasser les revivalistes pour ce qu'ils sont et ce qu'ils font  ? Non mais il faut, par contre, les prendre à leur juste valeur, sans mépris ou dénigrement facile. De fait, il aurait été aisé de broyer Dilly Dally, de ringardiser ce groupe qui se promène entre The Breeders, Pixies et L7 et de les noyer dans une indifférence totale. C'est un sport national, voire international, que de filer des coups de battes à tout et n'importe quoi. La seule question qui prévaut, en fait, est de savoir si Dilly Dally mérite toute la condescendance du monde. Pour tout dire, non. Sore a effectivement des influences qui transpirent à grosses gouttes mais on ne peut pas dire que ce soit un mauvais disque. Bien au contraire, Sore est un bon disque d'indie-rock bien électrifié qui ne possède pas de réel points faibles ou de temps morts. On arrive très rapidement à trouver l'ensemble plus que sympathique même si on identifie aisément les références dans lesquels les canadiens ont puisé allègrement. Il faut être honnête. Non Dilly Dally n'a pas inventé l'eau chaude mais Sore reste un disque tout à fait correct et appréciable tout simplement parce que le groupe fait les choses bien avec une Katie Monks tout à fait convaincante avec sa voix éraillée qui n'est pas sans en rappeler d'autres. Ce qui est important, dans le fonds, c'est que ce disque n'est pas fait que pour l'anecdote et comporte des morceaux suffisamment forts pour qu'on ne le prenne pas à la légère. Dilly Dally, dans un exercice de genre, ne se loupe pas et démontre haut la main que les 90's ce n'était pas aussi dégueulasse que ça. Faut pas déconner non plus.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 14-10-2015

A voir également :

https://dillydally.bandcamp.com/

?>