.:.Chronique.:.

Pochette

Dodos, The

Individ

[Morr Music::2015]

|01 Precipitation|02 The Tide|03 Bubble|04 Competition|05 Darkness|06 Goodbyes and Endings|07 Retriever|08 Bastard|09 Pattern / Shadow|

The Dodos a passé un cap et pas des moindres. Celui de la survivance. Le décès inattendu de Christopher Reimer aurait pu signer l'arrêt pur et simple du groupe. Ce dernier avait sorti un album à sa mémoire mais il aurait bien pu être le dernier. Que faire alors après Carrier  ? S'arrêter  ? Continuer  ? Oui, mais avec quelle motivation  ? Là était tout le problème pour The Dodos. Trouver un nouveau moteur. Il n'y avait rien d'évident pour eux. Et pourtant... La magie est toujours là. En tout cas sur les quatre premiers morceaux qui renouent avec les principes fondamentaux des albums précédents. Les cinq autres, sans démériter, sont quand même un cran en dessous. Pour autant, la patte du groupe est toujours là, immuable, comme si rien ne s'était passé et que les choses avaient repris leur cours sans autre forme de procès. D'ailleurs, cette patte elle est reconnaissable entre mille pouvant laisser croire que The Dodos ne changera jamais. On reconnaît aisément les «  tics  » qui ont toujours parsemés leurs disques, ceux qui ont fait leur charme et leur justesse, au risque de parfois donner l'impression de se répéter. Mais qu'avons nous à leur reprocher dans le fonds  ? De ne pas prendre plus de risques que d'habitude  ? Cette conclusion d'album bruitiste  ? Un Meric Long qui semble avoir autant de motivation qu'un joueur de foot trop payé à ne rien faire  ? Ou tout simplement de ne pas avoir changé d'un iota  ? En fait, on peut faire tous les reproches que l'on veut mais The Dodos ont bien cette classe modeste qui les différencie des autres, cette capacité à enchaîner les morceaux finement ciselé et pas aussi timides qu'on ne le croit généralement. De fait, Individ est un disque qui coule de source et même si l'agression sonore en fin d'album peut paraître surprenante il n'en demeure pas moins une belle démonstration d'indie-pop comme seuls The Dodos savent le faire. Donc, oui, chapeau bas pour un groupe qui a su rester humble et qui s'est accroché coûte que coûte à ce qu'ils savent faire de mieux sans jamais se dénaturer.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 16-01-2015

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http://www.dodosmusic.net/

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