.:.Chronique.:.

Pochette

Celluloide

Art Plastique

[Boredom::2014]

|01 Le baiser géométrique|02 Aussi vital que l'eau|03 Gris|04 Asymétrie|05 Le salon noir|06 Art plastique|07 La guerre de cent ans|08 L'amour est clair|

Reprenons les choses là où on les avait laissées. C'était en 2010 avec l'album Hexagonal qui nous avait laissé un peu sur notre faim tout en proposant de sérieux arguments. Quatre ans plus tard, le trio synthétique n'a pas vraiment changé son fusil d'épaule et enfonce même le clou. Ce qui est facilement constatable c'est que Celluloide n'a pas perdu la main et a gardé cette aura synth-pop/new wave à la sauce 80's qui de Depeche Mode en passant par D.A.F. et Kraftwerk, aura repensé définitivement notre approche de la pop. Ainsi, Art Plastique, est à proprement dit un cas d'école, un modèle de sobriété aux lignes «  géométriques  », «  arrondies  » et magnifiant «  l'asymétrie  » des sentiments humains. Certes, cela peut avoir un côté clinique voire un peu artificiel mais Darkleti et ses deux comparses ont une démarche tout à fait honnête et n'ont pas de mauvaises intentions. Il faut dire que la qualité des chansons est largement au rendez-vous. Quand vous enchaînez les quatre premiers morceaux, vous vous dites que Celluloide a un potentiel fou. En tout cas en terme d'écriture. Sur le côté formel, il apparaît assez évident que le groupe n'évoluera plus ou très peu. C'est cette qualité d'écriture, justement, qui les tient dans le haut du panier et qui fait d'eux des esthètes d'une synth-pop, certes oldschool, mais qui ne vieillit pas. Après ces quatre premiers morceaux, la fièvre retombe quelque peu mais tout de même pas au point que l'on se détourne du reste de l'album. Les quatre autres morceaux restent tout à fait délectables et parfaitement dans l'esthétique d'une pop robotique qui garde en elle une humanité insoupçonnée. Tout n'est pas que froideur et rigidité. Celluloide, et quelques autres avant eux, nous ont fait comprendre que cette musique géométrique et plastique pouvait aussi être sensuelle et chaleureuse, faisant référence aux tréfonds de l'âme humaine et des sentiments amoureux que n'importe qui peut ressentir. On pourra sans doute dire que Art Plastique atteint assez vite ses limites mais quel disque n'en a pas ? Si on veut être plus affable à leur égard on ne peut nier que le groupe maîtrise son sujet et que cela ne date pas d'hier. On ne la leur fait pas. Et à nous non plus, soit dit en passant, et on sait reconnaître un bon disque de synth-pop quand il se présente.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 15-12-2014

A voir également :

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