.:.Chronique.:.

Pochette

Streets of Laredo

Volume I & II

[Dine Alone Records::2014]

|01 Everything to Everyone|02 Lonsdale Line|03 Girlfriend|04 Need a Little Help|05 Homeless|06 Hey Rose|07 Slow Train|08 Laredo|09 Dear Leron|10 I'm Living|

Outre le fait que le nom du groupe est probablement inspiré par le film du même titre connu par chez nous comme La chevauchée de l'honneur (1948) dans lequel on retrouve notamment William Holden, cela donne une idée assez précise de ce que font cette petite entreprise familiale néo-zélandaise sans avoir écouté la moindre de leur note. Alors oui, Streets of Laredo, le groupe pas le film, fait un folk rock assez sage, convenu pour ne pas dire entendu mille fois. Pour autant ce groupement de leur deux premiers e.p (dès lors on peut se demander si on doit bien considérer ce disque comme leur véritable premier album ou une compilation?) n'est pas totalement mauvais ou inutile. Certes, il renvoie à beaucoup à ce que le folk rock a produit ces dix dernières années (voire même plus). Mais Streets of Laredo ne sera certainement pas le choc initié par Arcade Fire, Palace Music ou Smog. Les néo-zélandais rentrent dans un moule, ne tentent même pas de s'en échapper en construisant des chansons certes bien calibrées et plutôt agréables à l'oreille mais ils ne sortent pas de la moyenne globale. Ainsi, Streets of Laredo a très bien compris comment cela fonctionnait en faisant une musique qui ne peut pas déplaire de prime abord parce qu'elle a dans ses fondements les bonnes influences du moments et qu'on ne discute pas. Malgré tout, le résultat n'est pas à la hauteur des espérances. Il est juste sympathique et de bon aloi. Et c'est peut-être ce que l'on peut reprocher à des groupes comme Streets of Laredo, c'est qu'ils sont quasiment inoffensif et qu'ils ne se mettent pas vraiment en danger, se contentant de belles petites ritournelles qui ont déjà pu faire leurs preuves ailleurs. Sans être les derniers de la classe (faudrait être complètement malhonnête pour l'affirmer) la famille Gibson n'est pas en mesure d'étonner outre mesure son petit monde en se forgeant une identité à situer entre Calexico et Arcade Fire. En gros, Streets of Laredo arrive un peu tard, à un moment où on peut être blasé par des groupes de cet acabit. Pour la suite, il va falloir élever son niveau un peu plus qu'un cran.

note : 6

par Fabien, chronique publiée le 09-11-2014

A voir également :

http://www.streets-of-laredo.com/

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