.:.Chronique.:.

Pochette

Raveonettes, The

Pe'ahi

[Beat Dies Records::2014]

|01 Endless Sleeper|02 Sisters|03 Killer in the Streets|04 Wake Me Up|05 Z-Boys|06 A Hell boy|07 The Rains of May|08 Kill!|09 When Night Is Almost Done|10 Summer Ends|

Qu'est-ce qui ressemble le plus à The Raveonettes qu'un disque de The Raveonettes  ? On disait déjà peu ou prou la même chose à l'époque de Observator. Cela se vérifie encore aujourd'hui mais qui va vraiment s'en plaindre  ? Surtout quand la paire Wagner/Foo est au meilleur de sa forme  ? Forme qu'ils n'ont jamais vraiment perdu soit dit en passant. Alors c'est comme si savait par avance ce qui allait se passer, comme quand on se repasse pour la énième fois son film fétiche, connaissant par cœur les dialogues, les plans, les regards, les gestes... Avec Pe'ahi on ne pouvait pas être surpris. En fait, la vraie surprise c'est que l'on éprouve aucune lassitude. Comment le pourrait-on quand The Raveonettes est toujours en mesure de délivrer dix morceaux solides comme le marbre et à la séduction intemporelle, le groupe ne peut pas craindre grand monde. Pire, plus on avance dans le temps, plus The Raveonettes affine son propos, cisèle ses morceaux, se montrant de plus en plus à l'aise avec son sujet. On peut alors bien se demander jusqu'où le duo ira comme ça. De là à dire que nous guettons un faux pas est sans doute exagéré mais lorsque ce jour redouté arrivera (si il arrive) il suscitera une énorme déception. En attendant, Pe'ahi remplit très largement son office, imperturbablement, donnant l'assurance qu'il n'y aura pas de fausses manœuvres. Qui aujourd'hui peut en dire autant ? On peut toujours arguer que les danois n'ont plus rien à dire à l'instar d'un groupe comme Oasis (sauf que ces derniers n'ont jamais rien eu à dire...) et qu'ils ne font que radoter une leçon trop bien apprise. C'est sans doute vraie mais on pouvait aussi le dire de groupes comme The Cramps, The Ramones ou de The Jesus and Mary Chain. Et tous sont passés dans la légende. Quand bien même The Raveonettes n'a plus le lustre d'antan et qu'ils n'attirent pas à eux toutes les lumières, personne ne pourra dire qu'ils n'ont pas établie une discographie quasi parfaite. Dès le départ Sune Rose Wagner et Sharin Foo se sont doté d'un son et d'une image dont ils ne peuvent que difficilement se défaire. On peut même dire qu'ils en sont prisonniers. Est-ce un bien ? Un mal ? Jusqu'ici, rien ne nous permet de dire qu'on ait eu quelque chose à regretter de leur part.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 31-10-2014

A voir également :

http://www.theraveonettes.com/

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