.:.Chronique.:.

Pochette

Postmarks

National Parks

[Monotype Rec::2013]

|01 Bandelier National|02 Big Thicket|03 Bryce Canon - at dawn|04 Hubbell Trading Post - at dusk|05 Fossil Butte|06 Gila Cliff Dwellings|07 Hubbell Trading Post - at dawn|08 Capitol Reef - at dusk|09 Bryce Canon - at dusk|10 Capitol Reef - at dawn|

On avait connu Boris Hauf avec un album purement électronique (Soft Left Onto Westland). Pour autant, il suffit de regarder attentivement sa discographie pour comprendre qu'il n'est pas enfermé dans ce registre et qu'il s'est essayé à d'autres genres notamment au sein de différentes formations (Chicago Sound Map, Efzeg, Television Power Electric) mais aussi en collaboration avec des gens d'horizons très divers (Fuckhead, Lozenge, Patrick Pulsinger, Dieb 13, Adam Sonderberg...). Cette fois-ci c'est avec le pianiste Dudley Bayne (Cheer-Accident), avec qui il avait déjà travaillé avec Chicago Sound Map, qu'il forme l'entité Postmarks qui avait déjà sorti un disque en 2012 (Western Ave) sur le label Luminescence. Pour National Parks ils ont été épaulé par Martin Siewert à la guitare et aux traitements électroniques, Bayne se contentant de son piano et Hauf s'appropriant le saxophone. Enregistré, mixé et masterisé en Autriche et plus particulièrement à Vienne par les soins de Martin Siewert, ce disque a été largement inspiré par les parcs nationaux américains et les posters iconiques des années 30 et 40. National Parks est assez difficile a décrire tant son caractère est des plus abstraits et fuyants. Ne choisissant pas vraiment entre le jazz, la musique contemporaine et la musique concrète, nous sommes plus porté à croire que National Parks a été conçu sous l'impulsion des méthodes de l'improvisation. Le duo (trio) se laisse porter par son imagination, lorgnant de plus en plus vers la musique contemporaine et notamment vers des compositeurs du style de Debussy mais en le faisant dériver vers du John Cage. En ce sens, Postmarks se détache des lignes trop directes et préfère largement les contre-pieds. De fait, s'imaginer les parcs nationaux américains et l'iconographie d'il y a presque cent ans ne se fait pas de manière immédiate. C'est plus subtil, plus dans une forme surréaliste qui se déleste du superflu. C'est un effort d'imagination et de perception. Il n'est pas certain que tout le monde parvienne à percer tous les secrets de National Parks.

note : 6

par Fabien, chronique publiée le 06-07-2014

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