.:.Chronique.:.

Pochette

Phantogram

Voices

[Republic Records::2014]

|01 Nothing But Trouble|02 Black Out Day|03 Fall in Love|04 Never Going Home|05 The Day You Died|06 Howling at the Moon|07 Bad Dreams|08 Bill Murray|09 I Don't Blame You|10 Celebrating Nothing|11 My Only Friend|

C'est dommage, ça commençait plutôt bien. Ce nouvel album de Phantogram, duo électro-rock que l'on avait découvert avec le ep Nightlife, ressemble de plus en plus à un pétard mouillé au fur et à mesure qu'on l'écoute. Vous prenez les trois premiers morceaux et vous vous dites qu'on avait raison de croire un peu en eux. Des chansons qui, sans être exceptionnelles dans la forme, ont cette accroche imparable qui capte votre attention et vous fait plonger dans des plaisirs coupables qui pourraient presque ruiner votre crédibilité. Et puis après, chose inexplicable, le gros creux. On ne sait pas trop ce qu'il se passe. Subitement, Phantogram tombe dans la normalité voire même le quasi inutile sans que l'on sache vraiment pourquoi. Des morceaux complètement indolores se succèdent (si on exclu Howling at the Moon qui vaux un petit peu mieux) et provoquant une désillusion terrible qu'on n'attendait pas spécialement. Le duo parvient tout de même à se reprendre sur la fin de l'album mais l'évidence est telle qu'on ne peut que constater que Voices possède un bon gros ventre mou dont on ne sait à quoi il sert. On sait que le potentiel est là même si Phantogram ne s'est jamais vraiment distingué par un génie débordant. C'est à la limite si on ne leur donnerait pas quelques claques pour délit de remplissage. M'enfin ! On ne peut pas sortir un ep comme Nightlife et trébucher sur l'album qui suit. Certes, trois ans séparent les deux disques mais trois ans c'est suffisant pour savoir ce que l'on fait pour ne pas avoir à se gourer. Ca vous mettrait presque en colère. Non parce que il y a quand même des sujets plus importants comme de nourrir mon chat mais Voices aurait pu être le genre de sucrerie qu'on aurait aimé porter un peu plus loin que le simple relais neutre et trop gentil. Reste que ce disque joue aux montagnes russes et qu'il n'y a sans doute pas grand chose à dire de plus. Trois premiers titres au-dessus du lot, puis, à partir de Never Going Home, non pas une descente en enfer mais plutôt un dur retour à la réalité. Finalement, Phantogram est un groupe comme les autres, capable du meilleur comme de l'anecdotique.

note : 6

par Fabien, chronique publiée le 17-06-2014

A voir également :

http://www.phantogram.com/

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