.:.Chronique.:.

Pochette

Hati

Wild Temple

[Monotype Rec::2012]

|01 Introduction|02 Sen|03 Wild Temple|04 Ocean|05 The Cave|06 Last Breath of Ra|07 Limbus|

Après leur collaboration avec Z'ev, on retrouve le duo Hati dans une nouvelle expérience percussive dans laquelle ils sont épaulés par Slawek Ciesielski. Enregistré dans les conditions du live, Wild Temple prospère dans un environnement on ne peut plus mystique qui met en exergue des instruments d'horizons très divers mais qui ont ce point commun d'avoir une résonance des plus tonales. Cloches, cymbales, disques de métal, instruments à vents, blocs de granits (!)... Voilà quelques-uns des ingrédients qui composent ce disque. De toutes manières, la pochette du disque est suffisamment parlante pour que l'on se rende compte de tout l'attirail utilisé ici par Hati. Wild Temple, au-delà de sa résonance particulière, est une véritable plongée dans une musique sans âge, dépossédée des attributs de l'occident et qui réduits en cendre les frontières du mysticisme. Ce que produit Hati ici n'a rien de fantasque. On a plus l'image d'une musique cérémonielle et païenne qui ressuscite le royaume des brumes et de l'outre tombes, là où tous les mystères de la vie se résolvent à jamais. Pour autant, si on pénètre dans un temple ce n'est pas pour se recueillir. Ce temple est sauvage et ne répond pas à des règles précises. De fait, on se rend compte assez rapidement que Hati répond à l'appel de l'improvisation. Cependant, le duo / trio ne se laisse pas aller à une transe inconsciente. Certes, le groupe impose une grosse dose de mystère, de fantastique halluciné mais on comprend tout aussi bien que les polonais savent parfaitement ce qu'ils font. Wild Temple est sans doute le lieu où il se devait de créer une musique habitée par autre chose que des considérations plus que terre à terre. Non, Hati est vraiment porté par une approche non traditionnelle qui préfère les trames abstraites pour bien faire prendre conscience qu'il y a des endroits où la mise en danger est permanente et que ce qui nous apparaît comme inconnu, finalement, nous est plus rassurant que les lieux communs. Mais encore faut-il vouloir passer le cap afin s'aventurer sur ces chemins ancestraux et oubliés de tous (ou presque).

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 01-06-2014

A voir également :

https://myspace.com/hatitah

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