.:.Chronique.:.

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Automat

Automat

[Bureau B::2014]

|01 THF|02 SXF|03 The Streets (feat. Lydia Lunch)|04 Mount Tamalpais (feat. Genesis Breyer P-Orridge)|05 TXF|06 Am Schlachtensee (feat. Blixa Bargeld)|07 GWW|

Depuis 2011 Jochen Arbeit (Die Haut, Einstürzende Neubauten), Achim Färber (De/Vision, Project Pitchfork, Die Krupps) et Zeitblom (Sovestkoe Foto) se réunissent sous le nom d'Automat non pas pour faire un super groupe mais pour mettre en commun leurs goûts des musiques mutantes. Et pour ce premier album, ils ont fait fort. Déjà, le disque sort le toujours passionnant label Bureau B mais, surtout, il compte en featuring des gens comme Lydia Lunch, Blixa Bargeld et Genesis Breyer P-Orridge. Dans un environnement qui mêle allègrement l'urbain, le dub et un groove hypnotique, Automat n'a visiblement pas une ambition démesurée. Le but ici est d'explorer des possibilités autour d'un concept préétablie. De fait, Automat tente, essaye sans se faire violence pour autant et délivre un disque serein, plus complexe qu'il en a l'air mais d'une fluidité exemplaire. Vu le pedigree des intervenants, il aurait été très étonnant d'avoir entre les mains un disque au contenu immature et déséquilibré. Voilà un donc un disque pour le moins organique, aérien qui tutoie les grattes-ciel et qui ne donne jamais l'impression de vouloir atterrir. L'effort qui est ici donné n'est sans doute pas très surprenant et ne bouscule certainement pas nos habitudes mais le trio s'en sort grâce à sa maîtrise des éléments, sa capacité à déployer une mécanique finement rodée. En fait, un disque pareil c'est comme un bonne caisse allemande. C'est quasiment increvable est c'est prêt à vous emmener au bout du monde. Automat ne tourne pas en rond pour autant. Le groupe prend des initiatives, varie les plaisirs et semble muter sans cesse. C'est cette capacité à se transformer progressivement qui rend le projet intéressant. On prend plaisir à entendre les morceaux évoluer comme pouvait le faire (certes dans un autre registre) une formation (elle aussi allemande et qui comptait en son sein Jaki Liebezeit de Can) comme Club Off Chaos. Décidément, la vieille école germanique n'a pas encore perdu la flamme. Ce qui est très rassurant dans le fonds.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 25-04-2014

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