.:.Chronique.:.

Pochette

Cooper, Mike

White Shadows in the South Seas

[Room 40::2013]

|01 Dr. Derelict|02 Beached|03 White Shadows|04 Po Mahina|05 Night Flower Tapu|06 Each Day at Dusk|07 What Cares Paradise|08 White Shadows Passes|09 Lung Collapse|10 Ordreal|11 Tiki Tampoo|12 Hilo Hanakahi|13 Tapu Lifted|14 Jalam Sam Heng|

A plus de soixante dix ans Mike Cooper est devenu l'une des légendes des musiques modernes. Une légende méconnue mais une légende quand même. De ses premières amours country blues dans les années 60, sa musique évoluera au gré de ses rencontres et de ses collaborations. De Ian A.Anderson, à Eddie Prevost en passant par Lol Coxhill ou Steve Beresford, Mike Cooper apparaîtra comme quelqu'un d'assez atypique. Si sa discographie est assez riche, l'homme est aujourd'hui retiré en Italie et se fait plus discret, sortant des disques de manière confidentielle tout en définissant sa musique actuelle comme étant de l'  « ambient electronic exotica ». White Shadows in the South Seas est dans cette optique. D'ailleurs, c'est suffisamment explicite pour que l'on se perde dans des explications sans fins qui nous obligeraient peut-être à imaginer une musique autre que celle qui est présente sur ce disque. En fait, ce qu'il y a sur cet album se suffit à lui même. White Shadows in the South Seas est bien ce voyage exotique et tropical qui nous emmène à mille lieux de tout environnement urbain et pollué. Sur fonds d'expérimentation diverses, de triturations électroniques, d'espaces sonores à la limite du psychotique, Mike Cooper semble se balader sur des fronts de mer que l'homme ne foule que rarement (heureusement d'ailleurs, parce que quand on voit ce qu'il en fait de manière générale...). La faune et la flore sont omniprésente alors que celle de l'homme n'est que suggérée et ne s'entend qu'en arrière plan. Bien qu'on navigue toujours un peu au même rythme, Mike Cooper prend un soin particulier à nous offrir des paysages différents à chaque morceaux. Des paysages fantasmagoriques et évidemment hors normes qui apparaissent facilement comme quelque chose d'étrange et fascinant. On peut aisément se perdre dans ce dédale musical mais, même si on ne parvient pas tout de suite à voir où se trouve la sortie, il n'est pas certain qu'on veuille vraiment s'en échapper.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 12-01-2014

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