.:.Chronique.:.

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Kakkmaddafakka

Six Months Is a Long Time

[Bubble Records::2013]

|01 Young|02 Someone New|03 Lie|04 Forever Alone|05 Saviour|06 Bill Clinton|07 No Song|08 Female Dyslexic|09 Never Friends|10 Gangsta No More|11 All About You|

Kakkmaddafakka est le groupe pop par excellence. Frais, enjoué, tout en rondeur, mélodie imparables qui fonctionnent comme des évidences mais, bon sang de bois, quel nom à la con. Comment voulez-vous retenir un nom pareil si vous n'êtes pas vous même norvégien et habitué à un langage guttural ? Bon, ce n'est pas difficile à prononcer comme ça sur le papier mais c'est aussi facile à oublier qu'une considération philosophique de Cyril Hanouna. Rajoutez à cela un peu de dyslexie et là c'est mort. Quoi qu'il en soit c'est surtout pour leurs disques qu'on aura un souvenir plus grand et plus présent. Révélé par Hest deux ans plus tôt (Down to Earth, leur premier album était passé inaperçu), Kakkmaddafakka est le genre de groupe qui n'a pas vraiment de soucis pour vous convaincre. Erlend Oye (The Whitest Boy Alive, Kings of Convenience) ne s'y est pas trompé qui, après avoir déjà produit Hest, s'est remis à la tâche avec Six Months Is a Long Time. Et oui, six mois c'est long, surtout quand on habite la Norvège, les distractions n'étant pas légions et qu'il y fait nuit la moitié de l'année, surtout à Bergen où loge le groupe. Alors pour vaincre le signe indien on fait de la musique et ce côté chaleureux, joyeux, presque juvénile qui déborde de toute part conjure à merveille la froideur mélancolique (mais pourtant belle) des lieux. A vrai dire Kakkmaddafakka a tout compris à ce que devait être l'indie pop et par rapport à beaucoup ils ont un nombre incalculable de coups d'avance. Même si, ici, Six Months Is a Long Time a tendance à s'affaiblir sur la fin, on reste assez admiratif devant autant de sens pop. Pourtant, il n'y a rien de si incroyable dans ce qu'ils font. C'est juste qu'ils ont un peu de sens commun, sachant toucher juste au moment où il le faut et, cerise sur le gâteau, ne font jamais la même chose et ce au sein même de leurs chansons. Nous ne sommes pas loin d'une certaine forme de perfection mais ce qui motive surtout Kakkmaddafakka c'est de prendre du plaisir, d'en donner, faire la fête et ne se soucier de rien d'autres. Ils auraient pu passer pour de misérables fumistes. Même pas. Avec leurs têtes d'étudiants et de bons fils de famille ils arrivent quand même à attirer la sympathie. Il faut dire faire un disque comme Six Months Is a Long Time qui a autant de qualités, ça aide énormément. Alors oui, je veux bien passer six mois avec eux. Effectivement, c'est long mais ça doit être bon (peut-être pas pour mon foie soit dit en passant...)

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 19-11-2013

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