.:.Chronique.:.

Pochette

Rosenfeld, Marina

P.A. / Hard Love

[Room 40::2013]

|01 New York / It's All About...|02 Seeking Solace / Why, Why ?|03 I Launch an Attack|04 New York / Empire of State...|05 Hard Love|06 Liverpool /...'Round Downtown by Myself / Tick Tock|

Basée à New York, Marina Rosenfeld est autant connue pour ses disques sur divers labels (Charizma, Mutek, ROIR, Softl Music et Room 40) que pour ses performances imposantes et spectaculaires. Les dernières en dates qui ont été faites entre 2009 et 2011 à New York et Liverpool ont servis de base à ce disque. Equipée d'un sound-system particulier appelé P.A et qui est sensé  repositionner le son ambiant des lieux occupés en les combinant avec la voix de Marina Rosenfeld et un ensemble de sons électroacoustiques, elle s'en est allée dans des lieux inhabituels pour créer une musique qui l'est tout autant. Enregistré au Park Avenue Armory de New York et au Renshaw Hall car park de Liverpool, ces pièces auraient pu se suffirent à elles mêmes. Cependant, en 2012, Marina Rosenfeld invite la vocaliste Annette Henry, plus connue sous le nom de Warrior Queen pour apposer son chant sur la musique générée lors de ces performances en vue de la création de cet album. Pour autant, il ne s'agissait pas simplement de poser une voix sur des sons. Cela aurait été trop simple. Non, P.A / Hard Love est aussi un travail de reconstruction à partir d'un premier matériau. Ce qui est étonnant ici ce sont bien les mélanges des genres. Field recordings, électroacoustique, chants divers aux intonations souvent reaggae, hip-hop ou qui peuvent faire penser à ce qu'ont pu faire des groupes et artistes comme ESG, M.I.A et Santigold. Pour autant, les fondements de ce disque sont purement expérimentaux mais l'intervention d'Annette Henry est là pour montrer que la porte n'est pas fermée et qu'il y a une ou plusieurs place pour le développement d'idées neuves. L'une de ces idées neuves est bien de mettre en association une expérimentation basée sur des sonorité urbaines avec un apport culturel et musical qui l'est tout autant. Le but est bien de montrer qu'il n'y a pas vraiment de frontières entre les deux. Certes on est très loin d'une musique récréative ou pop. On reste bien de le giron de l'expérimental mais aussi sur quelque chose de parfaitement étonnant qui n'a rien de scolaire. Marina Rosenfeld tente ici d'apporter une sorte de réponse au dogmatisme trop souvent rencontré dans ce genre d'exercice. Cette réponse n'est sans doute pas complète mais c'est déjà un début. Intéressant.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 15-11-2013

A voir également :

http://www.marinarosenfeld.com/

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