.:.Chronique.:.

Pochette

Cortez

Phœbus

[Throatruiner/Basement Apes/Lost Pilgrim/Get a Life !::2013]

|01 Temps mort|02 Transhumance|03 Au delà des flots|04 Arrogant que nous sommes|05 Un lendemain sans chaine...|06 L'autre estime|07 Sulfure|08 Nos souvenirs errants|09 Idylle|10 Borrella|

Cortez c'est comme un ouragan. Le quatuor suisse le prouve une fois de plus avec Phœbus, album sans compromis, tabassant à tout va et avec un JR au chant qui ne fait manifestement pas semblant. Bien que Phœbus soit un disque tourbillonnant on n'a quand même pas l'impression que le groupe en fasse trop. Cortez ne fait que trancher dans le vif ne laissant pas vraiment de place à une quelconque volonté d'apaisement. Non, ici, tout est fait pour que leur noise-hardcore soit des plus épiques et qu'il ne laisse aucunement croire à une musique chétive manquant singulièrement de poigne. Il va alors de soi qu'il est hors de question que ce disque s'écoute en sourdine. Et ce serait assez malheureux car on manquerait inévitablement toutes les nuances qui forment l'ossature indestructible de cet album. Phœbus ne saurait être alors un amas bruyant où l'électricité ne serait que le seul moteur permettant au groupe d'exister. On se rend compte, qu'au-delà de la performance physique, il y a aussi des compositions rudement efficaces qui n'ont rien de basiques. Cortez ne parie donc pas que sur la force pour s'imposer même si c'est un ingrédient incontournable de leur identité. Rien ne semble indiquer la moindre faiblesse et le maelström sonore ne saurait être un alibi pour masquer une pauvreté mélodique ou technique. En fait, et c'est bien là le vrai tour de force de Cortez, c'est que le groupe est sacrément complet et sait mettre tous ses talents sur la table sans qu'aucun d'entre eux ne soit véritablement lésé. Huit ans après leur premier album les suisses ne font plus figure d'espoirs de la scène noise-hardcore. Ils jouent désormais les premiers rôles et il serait quand même malvenu de ne pas les prendre au sérieux. Disque imparable et sans faiblesses apparentes, Phœbus mérite tous les honneurs et sans doute un peu plus. Cortez est indéniablement à son meilleur.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 27-10-2013

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