.:.Chronique.:.

Pochette

Of Montreal

Lousy with Sylvianbriar

[Polyvinyl::2013]

|01 Fugitive Air|02 Obsidian Currents|03 Belle Glade Missionaries|04 Sirens of Your Toxic Spirit|05 Colossus|06 Triumph of Disintegration|07 Amphibian Days|08 She Ain't Speakin' Now|09 Hegira Emigré|10 Raindrop in my Skull|11 Imbeciles Rages|

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas avec Of Montreal. Alors qu'avec Daughter of Cloud, par exemple, on ne savait pas trop sur quel pied danser on retrouve un peu de sérénité avec ce disque qui revient avec des morceaux plus raisonnables mais aussi plus lumineux. Pour autant, avec Kevin Barnes, cela n'augure rien du tout. On peut très bien passer de l'ombre à la lumière d'un disque sur l'autre sans vraiment d'explications rationnelles. Kevin Barnes est comme ça et on ne le changera pas. Avec Lousy with Sylvianbriar c'est son amour pour David Bowie (et oui, encore...) qui reprend le dessus et c'est des plus flagrants au moins sur les premiers morceaux. Quoi qu'il en soit Kevin Barnes semble être revenu un peu sur terre et nous présente des morceaux qui sont moins délirants mais qui sont sûrement plus cohérents et travaillés. En un mot comme en cent, Louisy with Sylvianbriar est le genre de sortie qui nous réconcilie franchement avec Of Montreal. On s'y ballade comme le Thin White Duke que Barnes apprécie depuis peut-être un peu trop longtemps. L'ombre de Ziggy Stardust plane comme une bénédiction (ou une malédiction, cela dépend des points de vue) sur ce disque qui ne nous rassure pas sur l'addiction de Of Montreal en chef. Pourtant, les moments sont souvent savoureux, finement pensés bien qu'on y croise de nombreux fantômes. C'est donc bien le Of Montreal des bons jours qui se présente à nous au travers de ce Lousy with Sylvianbriar et on ne peut que s'en réjouir. Mais étant donné que Of Montreal est sur un rythme de publication assez soutenu il paraît difficile de maintenir un tel degré de qualité. Ils nous l'ont déjà démontré. Ainsi, cet album sera de ceux qu'on n'aura aucune peine à garder et à réécouter avec un plaisir non dissimulé. Enfin, surtout si vous aimez Bowie, sinon l'écoute de ce disque risque d'être un peu compliquée. A défaut cela pourra être comme un exercice de rattrapage pour essayer d'apprécier une forme d'écriture qui a tendance à se perdre. Mais heureusement qu'il y a encore des élèves doués et passionnés comme Kevin Barnes pour faire perdurer une certaine esthétique.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 16-10-2013

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http://www.ofmontreal.net/

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