.:.Chronique.:.

Pochette

Harrington, BD

Regarding the Shortness of Your Breath

[Travelling Music::2013]

|01 Chinatown|02 Ultramarine|03 New Skin|04 Mariella|05 Little Sioux|06 Arrows Sing|07 Born Sucker|08 Riding|09 Aeroplane Song|10 Where It Counts|

On avait découvert BD Harrington avec l'album The Kid Strays qui avait su nous enchanter il y a de cela plus de deux ans. Le canadien avait su nous enchanter avec un disque mais spécialement gai mais d'une beauté imparable. Avec le recul, The Kid Strays est vraiment le genre de disque qui traverse l'épreuve du temps sans que rien ne vienne l'altérer. Et bien, réjouissez vous, parce qu'avec son successeur ce sera sensiblement la même chose. Regarding the Shortness of Your Breath est fait du même bois même si pour son auteur ce disque à quelque chose de beaucoup plus personnel que le précédent. En effet, cet album est vraiment de l'ordre de l'intime puisqu'il touche de près des événements de sa vie qui l'ont profondément touché (le décès de son père, une relation amoureuse qui se disloque...). Enregistré dans une sorte de désespoir et écrit à des heures indues, Regarding the Shortness of Your Breath est évidemment à fleur de peau mais il évite tout misérabilisme. BD Harrington est trop intelligent pour tomber dans ce genre de piège grotesque. Ce disque est plus en profondeur, plus humain, plus en accord avec les choses de la vie sans y apporter le moindre artifice. La différence réelle avec The Kid Strays est sans doute une production plus léchée, qui a pris de l'ampleur et aussi de l'assurance. Ce travail est aussi à mettre au crédit de Don Kerr (Ron Sexmith, The Hidden Cameras) et Steve Rooke (permanent à Abbey Road où ce disque a d'ailleurs été masterisé) qui ont su parfaitement percevoir l'essence de la musique de BD Harrington. Une fois de plus on n'aura pas grand chose à dire sur l'ensemble si ce n'est rester admiratif et se laisser toucher par la beauté du songwriting du bonhomme. La nonchalance et la lenteur de l'ensemble ne doit aucunement rebuter. L'essentiel est vraiment ailleurs chez lui. C'est bien cette précision dans l'écrit, cette propension à être dans une retenue intimiste mais résolument chaleureuse qui vient effleurer notre corde sensible. Ne pas l'entendre ou ne pas le comprendre c'est sans doute passer à côté de ce qui fait toute la richesse de ce disque.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 02-07-2013

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