.:.Chronique.:.

Pochette

Of Montreal

Daughter of Cloud

[Polyvinyl::2012]

|01 Our Love Is Senile|02 Obviousatonicnuncio|03 Sails, Hermaphroditic|04 Steppin'Out|05 Hindlopp Stat|06 Partizan Terminus|07 Georgie's Lament|08 Jan Doesn't Like It|09 Feminine Effects|10 Tender Fax|11 Psychotic Feeling|12 Alter Eagle|13 Kristiansand|14 Micro University|15 Subtext Read, Nothing New|16 Noir Blues to Tinnitus|17 Excepting to Fly|

Plus j'avance avec Of Montreal plus j'ai du mal à savoir ce qu'il faut penser de ce groupe. Kevin Barnes est certainement l'un des plus beaux cinglés de ces derniers temps et il n'est pas toujours aisé de le suivre. Sa pop psychédélico-expérimentalo-canterburrysée n'est pas à chaque coup très digeste. Quand Of Montreal est apparu, ce fut évidemment un choc, on pouvait déchirer notre chemise pour eux, voir en ce groupe une véritable opportunité de sortir de l'ordinaire. En vérité, Of Montreal n'a jamais rien fait comme les autres et continue sur cette voie. Mais même l'excentricité à ses limites et Kevin Barnes et ses comparses n'ont pas été toujours au meilleur de leur forme. Alors que penser de ce Daughter of Cloud qui a été un travail de longue haleine (Barnes a commencé à travailler dessus en 2007 en même temps que sur d'autres projets) ? Le premier sentiment c'est que ce disque est assez décousu, qu'il contient assurément des pépites mais aussi des boulets qui ne facilitent pas la digestion. Daughter of Cloud commence pourtant plutôt bien avec des morceaux qui portent la marque de ce que le groupe a fait de meilleur. Cependant, en prenant le parti de mettre dix-sept morceaux sur ce disque, Of Montreal a pris le risque de bâtir un album assez inégal. Et c'est un peu ce qui se passe ici. Plus on avance, plus on se dit que Kevin Barnes aurait mieux fait de le raccourcir. On reconnaît volontiers le caractère inventif du bonhomme, sa volonté de bien faire voire même au-delà, mais il en vient à se perdre dans ses propres délires en mettant sur pieds des morceaux assez secondaires pour ne pas dire anecdotiques. Alors, évidemment, cela fini par alourdir l'ensemble et on commence à douter que Daughter of Cloud prenne une place prépondérante dans l'œuvre du groupe. Il y avait sûrement mieux à faire, être plus cohérent dans le choix des chansons, ou plus fou, je ne sais pas. En tout cas, ce qui est certain c'est que ce disque ne sera pas l'un des moments les plus mémorables dans la carrière de la formation américaine mais pas forcément le plus pourri non plus fort heureusement. Alors on restera sur ce qu'il y a de mieux sur ce disque, le reste n'étant pas à la hauteur de ce que l'on peut attendre de Of Montreal. Un petit coup dans l'eau en somme.

note : 6

par Fabien, chronique publiée le 08-05-2013

A voir également :

http://www.ofmontreal.net/

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