.:.Chronique.:.

Pochette

Bartos, Karl

Off the Record

[Bureau B::2013]

|01 Atomium|02 Nachtfahrt|03 International Velvet|04 Without aTrace of Emotion|05 The Binary Code|06 Musica Ex Machina|07 The Tuning of The World|08 Instant Bayreuth|09 Vox Humana|10 Rhythmus|11 Silence|12 Hausmusik|

Arrivé après la création de Kraftwerk (il avait, à la base, été recruté en 1975 afin d'entreprendre la tournée américaine d'Autobahn), il quitte le groupe au début des années 90 considérant, à juste titre d'ailleurs, que le groupe évoluait trop lentement. Depuis, outre ses propres travaux solo, Karl Bartos a aussi participé à l'aventure Electronic avec Johnny Marr et Bernard Sumner et a créé son propre groupe (Electrik Music). Bien que plus rapide que ses anciens camarades kraftwerkiens, Karl Bartos n'en est pas pour autant un bourreau de travail capable de sortir des disques à tour de bras. Mais peu importe. Même s'il n'était pas forcément un personnage central au sein des hommes machines, son propre travail n'a jamais été dénué d'intérêt. Si on trouve avec ce disque beaucoup de similitudes avec ce qu'a fait ou aurait pu faire Kraftwerk, ce n'est pas tout à fait hasardeux. En effet, la plupart des morceaux présents sur Off the Record sont issus d'archives qui datent de son arrivée au sein de Kraftwerk et qui s'étalent jusque un peu après son départ du groupe. Naturellement retravaillés ces morceaux n'en portent pas moins la marque de la formation de Düsseldorf rappelant à juste titre que même s'il n'était pas un membre originel, Kraftwerk doit beaucoup à Karl Bartos. Off the Record possède cette naïveté synthétique et pop, cette qualité robotique qui n'est pas dénuée d'élégance et un sens de la légèreté tout à fait déconcertante. Il n'y a pas vraiment de surprises avec Karl Bartos. Il ne fait dans le cas présent que ce qu'il faisait déjà avec Kraftwerk au point de faire dire à Thibaut Allemand de chez Magic RPM qu'il est fort « tentant » de penser que Off the Record est le disque que Kraftwerk aurait du sortir ces dernières années. En fait, on aurait pu dire la même chose de Communication sorti dix ans plus tôt. Même sans l'écouter, on savait peu ou prou ce qui allait se trouver dessus. Mais si Kraftwerk n'a jamais su vraiment se transformer, et encore moins Karl Bartos, on n'a jamais pu leur enlever les qualités profondes de leurs disques fait de concepts esthétiques et mélodiques qui ont depuis été repris à travers le monde. Depuis personne n'a jamais vraiment su les rattraper et ce Off the Record est presque décourageant pour les poursuivants. Ou motivant, c'est selon.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 30-04-2013

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http://www.karlbartos.de/

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