.:.Chronique.:.

Pochette

Desiderii Marginis

Procession

[Cyclic Law::2012]

|01 Come Ruin and Rapture|02 Land of Strangers|03 The Name Is Poverty|04 Silent Messenger|05 In Brightness|06 Here's to the Future (and the Harsh Frontier)|07 Adrift|08 Procession|

Johan Levin aka Desiderii Marginis est sans doute l'une des figures de la dark ambiant de ce début de XXIème siècle mais ce n'est pas forcément à lui que l'on pense en premier lorsqu'il s'agit de parler de ce genre musical. Et c'est bien dommage car depuis quasiment vingt ans Levin a été pour le moins irréprochable, faisant les beaux jours du label Cold Meat Industry jusqu'à aujourd'hui. Oui, jusqu'à aujourd'hui car pour son nouvel opus, Levin a signé pour Cyclic Law qui depuis quelques temps déjà, outre que ce label a récupéré pas mal d'artistes ayant faits leurs armes sur CMI, a gagné une stature inégalée dans le milieu au point d'essuyer quelques critiques un peu acerbes (ce qui n'est pas un si mauvais signe que ça dans le fonds). Quoi qu'il en soit, Desiderii Marginis prouve avec Procession qu'il est toujours dans le haut du panier même s'il demeure dans une orientation assez classique du genre. Il aura beau apporter des nuances comme l'ajout d'instrumentation et de séquences mélodique qui se rapportent aux tendances traditionnelles, cela ne changera pas grand chose à l'affaire. Procession reste un disque fatalement sombre, mystique, touchant aux profondeurs de l'âme et qui fait mouche quasiment à chaque fois. Johan Levin sait ce qu'il fait et ne commet ici aucune faute de goût, aucun impair même s'il a beaucoup tendance à se répéter pour que chacun des morceaux ne soit pas trop court. Dans un univers presque rituel (ce qui peut expliquer les nombreuses répétitions) Procession est un disque adepte de la lenteur, d'une totale introspection et d'une quête nostalgique sur une sorte de bonheur impalpable. Peut-être que Johan Levin ne prend pas vraiment de grands risques ici mais il opère toujours dans une esthétique impeccable et sans bavures. Alors ce sera peut-être un peu trop propre aux goûts de certain mais l'image de Desiderii Marginis ne devrait pas trop souffrir de ce genre de critique. Procession n'est sans doute pas son plus bel effort, pour autant il nous procure de belles sensations et Levin demeure assurément l'un des maîtres du genre.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 01-04-2013

A voir également :

https://soundcloud.com/desiderii-marginis

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