.:.Chronique.:.

Pochette

Van Cleef, Andrea

Sundog

[Shinseiki / GreatMachinePistola::2012]

Après avoir écumé pas mal de groupes en Italie, Andrea Van Cleef a sans doute estimé qu'il était temps pour lui de voguer de ses propres ailes. C'est une idée très louable de sa part mais avant de dire que cela sera bénéfique pour nous, il faut se parer de la plus grande prudence et ne pas prendre ce disque à la légère. Non, parce que des chanteurs mégalomanes qui se sentent plus fort que la mort et qui n'arrive qu'à pondre des bouses à longueur de temps ce n'est franchement pas ce qui manque. Donc oui, la méfiance est de mise. Pour autant celle-ci s'envole assez rapidement. Auteur d'un disque intimiste et lumineux, Andrea Van Cleef n'en est pourtant pas encore à jouer les premiers rôles. En un sens, l'italien me fait un peu penser à Damon & Naomi, ce duo qui savait rendre votre journée magnifique avec presque rien si ce n'est des mélodies limpides, une simplicité renversante et une justesse de ton qui vous laissait tout bonnement sur place. Sans atteindre pour autant la quintessence des américains, Andrea Van Cleef est en train de suivre le même chemin. Si on enlève le premier morceau qui fait plus office d'introduction qu'autre chose, on assiste à une succession de chansons qui ont une très belle teneur. On ne tombe pas tout de suite sous le charme mais on finit par s'attacher à ses balades mélancoliques et à sa voix grave qui n'est pas aussi monocorde que cela. Ces débuts en solitaires sont donc assez encourageants et nous promettent sûrement de belles choses si le bonhomme sait rester dans le même état d'esprit. En attendant, qu'il sorte de nouvelles ritournelles, ce Sundog remplit largement son office et nous laisse comme son auteur sur la pochette du disque, en harmonie avec ce qui l'entoure.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 10-03-2013

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http://www.andreavancleef.com/

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