.:.Chronique.:.

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Tosca

Odeon

[!K7::2013]

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Le downtempo c'est un peu mort, non ? Oui et pas qu'un peu mais il y en a encore quelques uns qui persistent et qui signent même. Certes, ils ne sont pas nombreux mais ils ont encore la foi. Ils ont raison en même temps. Personne n'est à l'abri d'une résurgence. On a bien vu le prog renaître de ses cendres alors qu'il était devenu chiant comme la mort. En même temps, c'est toujours chiant comme la mort, le prog. Enfin, tout dépend la forme qu'il prend. Ceci dit, ce qui est inquiétant dans le downtempo c'est qu'on ne voit pas vraiment poindre à l'horizon une nouvelle génération qui raviverait une flamme pas tout à fait éteinte. En attendant qu'il y ait un peu de sang neuf, si tant est qu'il y en ait un jour, ce sont bien les anciens qui tiennent encore la baraque. Dernier exemple en date c'est quand même Tosca qui se fend d'un nouvel album sur le toujours très en forme label!K7. Faut-il rappeler que Tosca est incarné par Richard Dorfmeister et Rupert Huber ? Enfin, c'est surtout Dorfmeister qui est connu, notamment pour ce qu'il a fait au sein de Kruder & Dorfmeister. Tosca aussi a eu son heure de gloire entre la fin des 90's et le début des années 2000. D'ailleurs le duo ne s'est jamais arrêté et Odeon n'est pas le signe d'une renaissance. Régulier dans ses livraisons (environ tous les deux ans), Tosca n'a jamais vraiment disparu du paysage musical mais le désintérêt pour le genre les ont fait quelque peu rentrer dans le rang. Clairement, Odeon ne changera pas la donne et il ne l'aggravera pas non plus. Tosca a suffisamment de vécu pour ne pas tomber dans le piège de la facilité. Elégant, feutré, marqué des sonorités soul et sud-américaines, Odeon est manifestement plein de charmes. Chacun des morceaux chanté, l'est par un interprète différent (Sarah Carlier, Rodney Hunter, J.J.Jones, Chris Eckman, Lucas Santtana, Stefan Wildner, Roland Neuwirth). Chacun d'entre eux a été trié sur le volet et aucune erreur n'a été commise. Pour autant, Odeon reste très classique dans la forme malgré ses nombreuses nuances. L'heure du renouveau n'est donc pas pour aujourd'hui mais il n'empêche aucunement le plaisir. En attendant un hypothétique renouveau, Tosca fait magnifiquement illusion. La seule question qui persiste est : pour combien de temps ?

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 01-03-2013

A voir également :

http://www.k7.com/Toscaodeon/

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