.:.Chronique.:.

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Human Woman

Human Woman

[HFN::2012]

|01 Intro/Einn Eftir|02 It's Gonna Hurt You|03 Delusional|04 Red Dress|05 White Night|06 DDDI|07 Great Woman|08 Love Games|09 Dike Bike|10 Lazer & Magic|11 Sleepy|

Soyons clair, net et précis. Ce premier album des islandais de Human Woman est sûrement l'un des plus disques de pop électronique de l'année 2012. Ce n'est pas rien et pourtant il est resté quasiment inaperçu chez nous. Je ne vais pas vous faire le laïus habituel comme quoi nous vivons dans un pays de merde qui ne sait pas suffisamment reconnaître les talents préférant mettre en avant une musique bien formatée au détriment des vrais créateurs. De toute façon cela a toujours été ainsi et il sera très difficile de faire bouger les lignes. Non, il est juste dommage que ce disque n'ait pas vraiment retenu l'attention alors qu'il le méritait amplement. Mais ne soyons pas fataliste et redonnons un peu la place qu'aurait du avoir un album tout à fait séduisant. Et séduisant, il ne l'est pas qu'un peu. A la façon d'un WhoMadeWho, Human Woman place des morceaux pop tarabiscotés mais terriblement dansant dont les lignes de basses dynamiques et qui ne sentent pas le moisi. Incroyable de constance, Human Woman est capable de nous faire avaler des chansons de plus de sept minutes comme des formats pops standards. On croit que le temps n'est pas assez long et les rondeurs des morceaux nous hypnotisent au point qu'on serait presque à en perdre nos repères. C'est peut-être cela la pop moderne. C'est même sûrement cela.

En fait, Human Woman est très dans l'air du temps, symptomatique d'une idée qui prolonge celles des décennies précédentes. Pour autant le duo islandais est sans doute de ceux qui ont le mieux traduit cette même idée de pop moderne électronique des plus chatoyantes et qui ne s'embarrasse pas de formules trop complexes. Par certains côtés, Human Woman pourrait faire penser à un groupe, désormais oublié, comme The Beloved. Sous des faux airs de pop-électro désuète, ils avaient le don pour faire des chansons qui s'accrochaient à notre cerveau comme des berniques à un rocher. Avec Human Woman c'est un peu le même scénario. On se dit que cela n'a pas beaucoup d'intérêt mais on y revient presque maladivement avec cette impression de les découvrir à chaque fois. Cette fraîcheur inépuisable est pour le moins impressionnante. D'autant plus que si certains arrivent à nous épater sur quelques morceaux, Human Woman fait ici un tir groupé, un strike dont on ne sait si ils seront capable de le rééditer. A l'aune de ce disque il est bien sur trop tôt pour dire si Gisli Galdur (déjà connu au sein de Trabant) et Jon Atli Helgason (repéré sous le nom de Sexy Lazer) ont déjà grillé toutes leurs cartouches.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 24-01-2013

A voir également :

https://soundcloud.com/hfn-music/sets/human-woman-human-woman

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