.:.Chronique.:.

Pochette

Klone

The Dreamer's Hideaway

[Klonosphere/Season of Mist::2012]

|01 Rocket Smoke|02 The Dreamer's Hideaway|03 Into the Void|04 Siren's Song|05 Corridors|06 Rising|07 Stratum|08 The Worst Is Over|09 Walking On Clouds|10 A Finger Snaps|11 At the End of the Bridge|

La parenthèse The Eye of the Needle faite, il fallait bien s'atteler à faire un album digne de ce nom. Et on pouvait compter sur Klone pour qu'ils fassent les choses bien. A ce niveau, personne ne pourra être déçu et ce cinquième album studio est à l'image d'un groupe qui est sans doute au sommet de son art. Ce n'est pas peu dire tant The Dreamer's Hideaway impressionne. On vous dira peut-être que ce disque est un album de métal comme les autres et qu'il ne se différencie pas vraiment de la production actuelle. C'est possible mais, dans le fonds, cela n'a pas beaucoup d'importance car dès Rocket Smoke on comprend que Klone n'est pas un groupe de seconde zone et qu'il n'est pas de ceux qui régressent de disque en disque. Bien au contraire, c'est plutôt la tendance inverse avec eux. Klone évolue dans le bon sens, déployant tout un arsenal progressif impressionnant qui rappelle que le métal est sans doute le meilleur enfant du rock prog comme on l'entendait dans les années 70. En effet, si le genre à failli s'autodétruire dans les années 80 avec des groupes complètement indigestes à la limite de la caricature, il n'a vu son salut que dans le métal et, dans une autre mesure, dans le post-rock. Le métal a pris la chose à bras le corps créant ainsi un courant qui s'est largement développé depuis et qui tient aujourd'hui les premiers rôles. Klone, eux, n'ont sans doute pas encore de renommée internationale mais ils font des albums qui pourraient leur permettre d'y arriver. Incroyablement dense et fouillé, The Dreamer's Hideaway n'est en rien ce rock pachydermique et boursouflé qui a sévit pendant la seconde moitié des 70's et une bonne partie des 80's. Non, avec des groupes comme Klone, ça respire, ça a de la poigne, ça vit et cela a une ampleur qui même si elle est fatalement marquée par la lourdeur métallique, il n'en demeure pas moins que l'inventivité du groupe se place ici au premier plan. La performance est donc des plus belles et Klone peut bien plastronner. Ils sont au top.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 18-12-2012

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