.:.Chronique.:.

Pochette

Goldmann, Stefan

17:50

[Macro::2012]

|01 17:50|02 Carrion Crow|03 Rigid Chain|04 The Outness Queens|05 Manila Grind|06 Adem|07 Dead Cat Bounce|08 Empty Suit|09 Kampong Pressure|

Quand on lit les biographies (quand elles existent) sur les sites des artistes, on se rend compte que l'humilité n'est pas toujours leurs fort. Ca se comprend en même temps. Il faut bien se vendre et se présenter sous le meilleur jour possible. C'est souvent là que l'on voit la mégalomanie de certains. Mais cet exercice est aussi une tentative de persuasion qui peut aller à la surenchère en tentant de présenter une musique comme plus belle qu'elle ne l'est en réalité. C'est un peu le sentiment que l'on a quand on parcoure la bio de Stefan Goldmann. Certes le bonhomme n'est pas le dernier venu, n'est pas du genre à se compromettre en faisant une musique putassière et peut dès lors se permettre de se la péter un petit peu. Pour autant, il n'est sans doute pas le génie créateur unique en son genre qui, en plus de son activité au Berghain, serait celui qui dépasserait tout le monde d'une tête. On exagère peut-être un peu mais sa bio transpire le fait qu'il ne se prend pas pour une petite merde. Est-ce que cela fait de lui un artiste moins intéressant ? Pas forcément car quand on écoute 17:50, il est évident que ce quatrième album du germano-bulgare n'est pas le fait d'un type aux idées limitées mais il est tout aussi évident qu'il n'est pas d'une éclatante évidence. Stefan Goldmann est certes doué, il n'est pas maladroit dans l'exercice techno house minimale et son habilité ne fait aucun doute. Cependant , il n'y a rien dans ce 17:50 qui se démarque des autres productions actuelles, rien de franchement flamboyant. Stefan Goldmann, malgré tout ce qu'il peut dire sur sa façon de procéder, reste dans une bonne moyenne qui ne le place pas dans les hautes sphères de l'électronique moderne. Il reste que 17:50 est un album plaisant, efficace en bien des points et qu'il remplit parfaitement son office. On ne sait s'il faut attendre plus du bonhomme ou s'il faut se contenter de ce que l'on a déjà. La deuxième option est sans doute préférable. Cela évitera les déceptions.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 03-12-2012

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http://www.stefangoldmann.com/

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