.:.Chronique.:.

Pochette

Spigel, Malka

Every Day Is Like the First Day

[Swim::2012]

|01 Ammonite|02 Every Day Is Like the First Day|03 Lost in Sound|04 See It Sideways|05 European Weather|06 Dream Time|07 Finding You|08 No More Running|09 Chasing Shadows|10 Back in the Old City|11 Two Dimensions in A Single Frame|12 After the Rain|

Depuis que Minimal Compact a rangé ses instruments, Malka Spigel a sorti (celui-ci compris) trois albums sous son propre nom. Alors qu'on pourrait croire qu'elle a été plutôt discrète, il ne faut pas oublier tout ce qu'elle a pu faire avec Immersion et Githead avec son Colin Newman de mari. Colin Newman (Wire) qui se retrouve inévitablement aux côtés de Malka pour ce disque mais pas seulement. En effet, le couple est ici bien entouré par Alexander Balanescu, Johnny Marr, Ronald Lippok, Nik Colk Void (croisée récemment sur le très bon Transverse de Carter-Tutti-Void) et d'autres musiciens du même acabit. Pourtant on sait bien que ce n'est pas forcément en alignant des beaux noms qu'on parvient à faire un album digne de ce nom. Fort heureusement le couple Spigel/Newman n'est pas né de la dernière pluie et on connaît leur degré d'implication dans tout ce qu'ils touchent. En l'occurrence, Every Day Is Like the First Day est un titre qui ne pourrait être mieux trouvé. Ce disque porte vraiment leur patte et non pas celles des nombreux invités. Ne confondons donc pas. Et puis, on est vraiment ravi de retrouver Malka Spigel en si bonne compagnie pour un disque qui a de la tenue.

Marqué par une pop claire, forcément un peu arty, évoquant quelque peu la dream pop et un peu le shoegaze des 90's, ce disque tient aussi debout parce qu'il est magnifiquement et sobrement interprété. La cinquantaine passée, Malka Spigel n'en est plus à faire des extravagances mais elle n'est pas non plus au point de faire une musique de croulant et trop mainstream. De toute façon, elle n'a jamais été mainstream. On peut reprendre sa carrière de Minimal Compact à maintenant, elle n'a jamais vraiment connu une approche musicale trop consensuelle qui lui aurait ouvert les portes d'une certaine forme de célébrité. Non, Malka Spigel est restée elle-même, consciente de ses capacités, de ses limites, mettant en valeur ce qu'elle sait le mieux faire sans nous donner l'impression qu'elle nous dispense un cours de savoir faire. Il n'y a donc rien d'arrogant, ni même de « vieux de la vieille » qui se la raconte là dedans. C'est juste un savoureux album d'art-pop fait par une Malka Spigel qui s'est toujours distinguée une séduisante simplicité. Donc, oui, c'est comme si c'était comme au premier jour. On la redécouvre avec un plaisir non dissimulé.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 31-10-2012

A voir également :

http://www.mayanewman.com/

?>