.:.Chronique.:.

Pochette

Greymachine

Disconnected

[Hydra Head::2009]

|01 Wolf at the Door|02 Vulture Descend|03 When Attention Just Isn't Enough|04 Wasted|05 We Are All Fucking Liars|06 Just Breathing|07 Sweatshop|08 Easy Pickings|

Alors que j'ai un peu de mal à rentrer dans le dernier Jesu (Ascension), que la vue de Godflesh au Hellfest 2010 ne m'a toujours pas rassasié, je m'étais dis que passer par l'étape Greymachine ne serait pas une si mauvaise idée que ça. Mais, comme d'habitude, un projet mené par Justin K.Broadrick suscite toujours un peu de méfiance. De la méfiance parce que l'on sait que le bonhomme est capable du meilleur comme du pire et que malgré tout le respect qu'on lui doit on sait qu'on ne peut pas prendre tous les disques qu'il sort comme du pain béni. Pourtant, sur le papier, on se dit que ce disque peut bien être une tuerie si l'on est assez naïf pour croire qu'un bon line-up suffit à faire un bon album. Outre Broadrick c'est donc Aaron Turner (Isis), Dave Cochrane (Ice, God) et Diarmuid Dalton (Jesu, Cable Regime) qui se sont joints au projet. En gros, nous n'avons pas affaire à des plaisantins en goguette. Mais ça on le savait déjà depuis le maxi Vultures Descend sorti quelques semaines plus tôt. Vultures Descend que l'on retrouve naturellement sur l'album ainsi que We Are All Fucking Liars. En fait, si on a déjà écouté en amont le maxi, on ne sera pas surpris par le contenu global de Disconnected. D'apparence tous les morceaux semblent être des copies conformes, construits sous le même moule, générant un stress permanent et ne cherchant aucunement la virtuosité. Greymachine est alors comme un rouleau compresseur, nihiliste dévastateur qui ne laisse aucun espoir. Pourtant, dans ce maelström sonore, Broadrick & Cie tentent d'afficher de nombreuses nuances, des distorsions électriques, des effets noise plus poisseux les uns que les autres, des cris à peine audibles mais résolument torturés. C'est le rythme unique qui est imprimé à chacun des morceaux qui donne cette impression que ces huit titres sont quasi identiques. Des les faits, il n'en est rien. Ici, on ne fait que rechercher l'impact le plus fort qui se rapproche le plus d'un effet massif et apocalyptique. En ce sens, Greymachine atteint son but et on peut difficilement dire que Disconnected soit un mauvais disque. Ce n'est pas le plus émérite de la discographie de Broadrick mais il est particulièrement efficace.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 17-10-2012

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