.:.Chronique.:.

Pochette

Kitzmüller, Werner

Evasion

[Valeot Records::2012]

|01 Motte|02 Meter|03 Good|04 Stalker|05 Grenade|06 Purple|07 Where's My Love|08 One Step|09 Remission|10 Salz|

Evasion est un disque foisonnant. Foisonnant non pas parce qu'il part dans tous les sens mais parce que tour à tour il fait penser à plein de choses, de gens qui gravitent dans ces univers intimes, discrets, automnales et pas forcément confortables. On pense alors à Blixa Bargeld (Einstürzende Neubauten), Mark Hollis (Talk Talk) ou encore Stuart Staples (Tindersticks). Alors, évidemment, il faut être à la hauteur parce que pénétrer le domaine du sensible ne se fait pas dans l'à peu près. Heureusement pour nous Werner Kitzmüller, dont c'est d'ailleurs le premier disque, n'est pas maladroit. Cependant, ne pas être maladroit ne veut pas dire non plus être complètement convaincant. Et ce n'est pas toujours le cas avec Evasion. Si la beauté minimaliste de la musique de Werner Kitzmüller tombe souvent à point nommée, il faut aussi reconnaître que quelques morceaux tombent également à plat. On n'explique pas forcément la chose si ce n'est que l'Autrichien n'est pas toujours inspiré qu'il soit dans le cadre de miniatures sonores ou de morceaux plus orchestrés. Et c'est un peu dommage car Evasion avait tout pour être un disque à tomber à la renverse. Ces quelques petites fautes de parcours ne font alors de lui qu'un disque de bonne facture qui peut laisser quelques espoirs pour la suite mais qui ne laissera pas un souvenir grandiose. Pour autant, il n'est pas si loin que cela de la perfection et on peut voir en lui quelqu'un qui peut aller loin. Il faut pour cela qu'il ne se perde pas en tergiversations inutiles mais tant qu'il saura préserver la profondeur intimiste de ses morceaux et en leur permettant de s'élever dans d'autres sphères, notre homme n'aura pas trop de soucis à se faire.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 02-10-2012

A voir également :

http://kitzmueller.klingt.org/

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