.:.Chronique.:.

Pochette

Schnauss, Ulrich

A strangely isolated place

[City Centre Office::2003]

Un moment rare, celui qui arrive peut être 2 fois par, à tout casser, celui que chacun de nous attend.. Ce moment précis ou vous poussez le volet de votre chaîne hi fi pour écouter un nouveau disque. Et là, tout s’arrête autour de vous, et la musique prend le dessus, vous tombez sous le charme, le coup de foudre auditif, imparable et incompréhensible. Le meilleur de ces moments est aussi celui de la découverte. Ce disque, dont vous ne connaissez rien et cet artiste dont le nom ne pourrait vous rappeler que vos leçons d’allemand de collège.

Ulrich Schnauss écrit de la musique électronique, mais structurée. A la période ou les expérimentations pseudo artistiques me donnent souvent mal à la tête, il est celui qui me fait le plus bel effet de ce début d’année (électroniquement parlant). Ses compositions sont d’une finesse inébranlable, des voix trafiquées par je ne sais quel effet portent les mélodies encore plus haut. Derrière : des boucles inversées transcendantes et des rythmes entêtants.

J’ai envie de crier au génie, et je mords déjà les doigts de ne pas avoir connu Ulrich Schnauss à l’époque de son premier album : « Far away trains passing by ». Les constructions des morceaux sont complexes mais reflètent une approche plus « rock indé » qu’expérimentale. Tout cela ressemble à un tourbillon de sentiments éprouvants et à la fois rassurants. La mélancolie est omniprésente dans l’univers du disque, au point d’en faire une musique de film, ou d’une partie de sa vie. La perfection de l’œuvre est hallucinante, mon cœur fait boum, et Ulrich réussit à créer un produit accessible à l’aide des ingrédients les plus difficiles à marier.

Les ambiances sont à chaque fois différentes, difficile d’avoir un morceau favori, peut être « Gone forever », mais les écoutes répétées pourront sans doute me faire changer d’avis...

note : 8.5

par dorian, chronique publiée le 16-09-2003

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