.:.Chronique.:.

Pochette

Raveonettes, The

Observator

[Beat Dies Records::2012]

|01 Young and Cold|02 Observations|03 Curse the Night|04 The Enemy|05 Sinking With the Sun|06 She Owns the Streets|07 Downtown|08 You Hit Me (I'm Down)|09 Till the End|

Je crois que c'est peine perdue, The Raveonettes ne changera jamais. Et, dans le fonds, c'est plutôt la bonne nouvelle du jour. Même si ce disque est de l'aveu du duo celui qui a été le plus compliqué à réaliser on ne peut que se réjouir de constater que The Raveonettes soient restés eux mêmes et ce pour le bien de tous. Parce que oui, Observator est un disque d'une très haute tenue et on serait presque tenté de dire qu'ils sont là à leur meilleur. Certes, l'album est assez court, ne comportant que neuf chansons mais il n'y a simplement rien à jeter. Il est toujours préférable d'en mettre moins plutôt que d'essayer de remplir à tout prix au risque de rendre l'ensemble bancal. Il est donc ici impensable qu'on présente des morceaux de seconde zone. De bout en bout on a l'impression de vivre un rêve éveillé et on se demande encore comment ils peuvent encore être à ce niveau après tant d'années passées sur le circuit alors que d'autres, au même stade, s'essoufflent allègrement. Il faut peut-être passer par ces états de douleur et de difficultés évoqués par le groupe pour puiser au fonds de soi même une inspiration lumineuse.

Alors oui, la formule de The Raveonettes n'a pas vraiment changé mais cela importe peu car les danois sont un peu à part dans ce monde de brutes. Rescapés d'une époque qui n'était pas toujours bénie des dieux, enfants d'une autre qui l'était un peu plus et, aujourd'hui, survivants de l'actuelle qui brille par son incertitude, The Raveonettes poursuit inlassablement son chemin fait de reverbs, de shoegaze et de mélodies imparables. Que voulez-vous de plus ? Sune Rose Wagner et Sharin Foo n'ont certes plus rien à prouver mais il est réconfortant de voir qu'ils ont toujours le même degré d'exigence qu'au début. A l'image de cette pochette aux contours flous et grisonnants, The Raveonettes est plus que jamais dans cette onirisme brumeux qui renvoie à une sorte d'éternité et d'universalité pop qui les rends à coup sur incontournables. Une fois de plus, sans en faire trop, la formation danoise est au rendez-vous, avec grâce, intelligence et avec ce sentiment que la source est encore loin d'être tarie.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 07-09-2012

A voir également :

http://www.theraveonettes.com/splashpage/

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