.:.Chronique.:.

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Dead Can Dance

Anastasis

[PIAS::2012]

|01 Children of the Sun|02 Anabasis|03 Agape|04 Amnesia|05 Kiko|06 Opium|07 Return of the She-King|08 All in Good Time|

Pendant longtemps on a cru que les morts ne danseraient plus jamais. Mais la nouvelle s'est propagée comme une trainée de poudre, annonçant les retrouvailles de Lisa Gerrard et de Brendan Perry. Il n'était d'abord question que d'une tournée, puis, assez rapidement l'annonce d'un album a mis en émoi bon nombre de ceux qui avaient encore en mémoire les mélopées divines du duo. Et Dieu sait s'ils sont encore nombreux. Pour preuve, à l'ouverture de la mise en vente des places pour le concert parisien au Grand Rex prévu pour le 27 septembre 2012, il n'a fallu qu'un quart d'heure pour que tout parte. L'attente est donc assez grande. Pour donner l'eau à la bouche Dead Can Dance avait mis sur leur site des titres lives à télécharger à destination des fans. Une vingtaine de morceaux qui ont permis de patienter jusqu'à la sortie d'Anastasis qui contrairement à ce qui arrive généralement lors des reformations, est loin d'être fade.

Certes nous sommes encore loin des grandes heures du groupe qui de The Serpent's Egg à Within The Realm of a Dying Sun en passant pas Spleen & Ideal et Aion était alors insurpassable, suscitant bien des vocations qui n'égalèrent que rarement l'original. Mais ne boudons pas notre plaisir car Dead Can Dance aurait pu sortir un disque à la va vite et sans substance, ce qui n'est pas le cas ici. Perry et Gerrard ont eu l'intelligence de ne pas reprendre les choses là où ils les avaient laissé avec Spiritchaser, sans doute le plus incompris de leurs disques. Ils reviennent ici à des choses plus classiques mais on sent tout de même que l'aura de la formation ne s'est pas éteinte. Brendan Perry et Lisa Gerrard n'ont rien perdu de ce qui faisait leur spécificité. Vocalement ils sont toujours au niveau et Anastasis idéalise parfaitement l'image que l'on se fait de Dead Can Dance. Il n'y a pas de grandes nouveautés et on s'en doutait un peu avant même que le disque ne sorte mais en guise de maîtres de cérémonie on ne fait pas vraiment mieux que ces deux esthètes. Anastasis n'est peut-être pas un grand disque mais il permet à Dead Can Dance de réapparaitre avec les honneurs et de marquer à nouveau son territoire. On espère simplement qu'Anastasis n'est qu'une étape et pas un simple sursaut d'orgueil occasionnel.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 05-09-2012

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http://www.deadcandance.com/main/

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