.:.Chronique.:.

Pochette

eRikm

Transfall

[Room 40::2012]

|01 Austral|02 Batfox Park|03 Klein Surface|04 Pavlova|05 Sossusvlei|06 Ursprung|

S'il fallait faire le tour de tout ce qu'a pu faire eRikm autour des musiques expérimentales et concrètes, on en aurait surement pour un moment. Mais plutôt que de faire un catalogue il faut simplement noter qu'il a depuis plus de vingt ans été sur bien des fronts et qu'il paraît aujourd'hui comme incontournable au sein des scènes des musiques abstraites. En fait, eRikm n'a jamais vraiment voulu appartenir à une chapelle. C'est un créateur libre, ouvrant à chaque fois le champs de possibles pour explorer de nouveaux langages. C'est comme cela depuis deux décénnies et pour Transfall il ne peut en être autrement. Mettant en lumière six pièces, Transfall est présenté comme une sorte de document sonore qui serait justement assez symptomatique de son travail des années écoulées. Largement axé sur la musique concrète, le traitement des sons, du field recordings, eRikm montre une fois de plus qu'il est passé maître dans l'art de la construction abstraite ou de ce qu'il appelle lui même du « processus de dégénération/génération d'un corps ou d'une mutiplicité de 'sons d'objets pré-existants' ». Cependant, et sur ce dernier point, l'effort a été porté sur le fait qu'il a souhaité aller au-delà du processus habituel. Ainsi, au lieu de piocher dans les sonorités qui peuvent l'entourer, il a créé lui même ses propres éléments. Ainsi, avec Transfall, eRikm dépasse un stade qu'il n'avait jamais vraiment franchit, s'étend réfugié dans le domaine déjà assez vaste dans lequel il excellait. Il faut au moins lui reconnaître cela. L'homme ne s'est jamais contenté d'être dans la redite et chacun de ses disques, de ses projets, est une remise en cause afin d'aller plus loin. Ici, Transfall a ceci de fascinant qu'il parvient à sortir du tout abstrait et prend différentes couleurs au fil de son évolution. Transfall est un disque caméléon, qui s'adapte à son environnement, préférant un mouvement qui permet l'observation et la perte de notion du temps. Non, décidément, eRickm n'est pas quelqu'un comme les autres.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 04-09-2012

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http://www.erikm.com/

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