.:.Chronique.:.

Pochette

Barrow, Edward

The Black Tree

[Volvox Music::2012]

|01 Back to the Road|02 Knife & Gun|03 My Sea|04 Blue Eyed Man|05 Life Is Beautiful|06 Two Littel Birds (Part One)|07 The Black Tree|08 I See You Whe He Smiles|09 Nothing In My Belly|10 The End of Something|11 Every Day Spent Together Is A Perfect Day|

C'est la belle gueule du moment. Edward Barrow... Notez bien, ce n'est même pas un pseudo. Papa est anglais figurez-vous, mais le jeune Edward vit à Paris et c'est dans la ville lumière qu'il se fait connaître comme artiste. Un premier ep, des passages remarqués sur différentes scènes, on commence à parler de lui. Et puis, sans qu'on s'explique vraiment pourquoi, la chose enfle. Son premier album sort et les éloges pleuvent même dans de gros canards comme Rolling Stones. Serait-on en train de passer à côté de l'un des petits bijou du moment ? Il serait aisé de lui casser les jambes à coups de formules assassines tant il agace par sa capacité à faire se pamer la gente féminine qui, la plupart du temps, ne parle que de son physique (ce qui n'est pas spécialement bon signe). Mais comme j'ai au moins Bac + 2, que j'ai la puissance intellectuelle et que George Abitbol est mon idole, il apparaît assez vite que ce n'est pas le genre de détail qui devrait compter. Alors, qu'est ce qui suscite autant d'intérêt chez Edward Barrow ?

Ce qui étonne en premier lieu c'est que The Black Tree est un album très bien construit aux orientations pop mélancolique qu'elle soit acoustique ou électronique avec une petite touche cold wave (Two Little Birds). Et puis, il faut dire que Edward Barrow est aussi un chanteur assez séduisant. Souvent dans le ton le plus juste, l'homme sait varier les intonations pour donner une couleur différente à chacune de ses chansons. Enfin, il est quand même assez indéniables que Barrow sait écrire des chansons pour le moins remarquables. Bien entendu, aucunes d'entre elles ne seront des hits et feront danser les campings de France et de Navarre mais son sens de la mélodie en clair-obscur le rapproche élégamment des plus grands. Et c'est bien de cela dont il s'agit : de l'élégance. Ce n'est pas de la musique tirée à quatre épingles mais Barrow projette en elle une émotion crépusculaire qui la rend clairement inattaquable. Donc, oui, en ce qui concerne The Black Tree il n'y avait pas de fumée sans feu et c'est amplement mérité.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 17-07-2012

A voir également :

http://www.edwardbarrow-music.com/

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